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Avenir solidaire et durable

Mise à jour le 23/05/2024
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Le groupe Avenir solidaire et durable dénombre 3 élus.
Co-présidents du groupe : Esra Ercan, Angelo Tonolli

Membre : Julie Vast

Le contenu des tribunes est sous l’entière responsabilité des président(e)s de groupe.

L’IVG pour toutes : en faire une réalité !

Après la constitutionnalisation de la liberté garantie de recourir à l’IVG, le Département a pris un engagement fort. Le 11 mars, le Conseil départemental a adopté une motion pour faciliter l’accès à l’IVG médicamenteuse dans les centres de santé sexuelle. Néanmoins, nous restons attentifs à sa traduction sur le terrain. Des acteurs nous ont alertés sur la nécessité de former le personnel médical. Même si la Somme fait figure de bonne élève, dans 10% des cas, les Samariennes quittent le département pour recourir à l’IVG. Notre collectivité devrait aussi lancer une campagne de communication auprès des professionnels et du public. Le budget supplémentaire de juin pourrait permettre de la financer.

Le libre-échange tue nos agriculteurs !

Le mois de janvier a été marqué par le mouvement de contestation des agriculteurs. Ils se sont soulevés pour dénoncer l’impasse dans laquelle ils se trouvent entre des rendements infernaux, l’écrasement des prix, l’endettement, le changement climatique ou encore la disparition de la biodiversité.

Alors que la droite et le gouvernement versent des larmes de crocodile, ils soutiennent au niveau européen le principal ennemi de l’agriculture française : les traités de libre-échange qui permettent l’importation de produits alimentaires de qualité médiocre pour la santé et l’environnement. Au lieu du libre-échange, misons sur les circuits courts pour une alimentation saine et locale.

Train : une nouvelle année mais pas la fin des galères

Depuis plusieurs mois, les usagers de la ligne TER Paris-Calais voient leur situation empirer. Si des événements ponctuels occasionnent des suppressions et des retards comme les inondations dans le Pas-de-Calais ou des actes de vandalisme, la ligne connaît des difficultés structurelles. Nombre de Samariens ne peuvent se rendre sur leur lieu de travail, leur lieu d’étude ou encore aller se faire soigner. La qualité de service empêche le train d’être la véritable alternative à la voiture. Et dans le même temps, le projet de réouverture d’une ligne structurante comme Abbeville-Le Tréport est encore repoussée. Il est temps que l’Etat, la SNCF et la Région prennent conscience de ces enjeux.

Un geste fort contre l’inflation

L’inflation grignote le pouvoir de vivre des Samariens. De nombreux foyers retarderont la mise en route du chauffage cet hiver et les petites entreprises croulent sous les factures. Comme à Sailly Flibeaucourt où la boulangère qui faisait des tournées a dû mettre la clef sous la porte. Un pan de notre vie quotidienne est menacé par l’explosion des coûts de l’énergie. Après avoir voté un voeu à l’attention du Président pour déroger aux règles du marché européen de l’électricité et payer l’électricité à son juste prix, nous attendons des actes du Département : chèque énergie ciblé, aide à la production d’énergie par les communes, accélération de la rénovation thermique des collèges. Les outils ne manquent pas.

L’eau manque et notre collectivité doit réagir. Les températures ont à nouveau battu des records cet été. La Somme n’est pas épargnée. Nos nappes phréatiques peinent à se remplir. Dès le mois de juin, des restrictions d’usage dans le bassin de l’Avre ont été mises en place par l’Etat. Pour accompagner ces mesures, lors du budget supplémentaire du Département, notre groupe a demandé la création d’une aide à l’achat de petits récupérateurs d’eaux pluviales pour les particuliers. En effet, il faut inciter les foyers à utiliser cette eau pour arroser leur jardin. Et d’autres collectivités ont déjà passé le pas. Le président Haussoulier s’est engagé à intégrer ce dispositif dans le budget primitif 2024. Nous veillerons à ce qu’il y figure bien.

Face au péril climatique, nous devons accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La France est en retard avec 25% de notre électricité tirée de celles-ci en 2022 quand ce taux est de 44% en Espagne, 69% en Autriche et même de 79% au Danemark.
Dans les Hauts-de-France, l’éolien représente la quasi-totalité de la production d’électricité verte. Nous avons donc d’immenses marges de manoeuvre sur le solaire (1% de notre production contre 10% au Danemark). Les territoires doivent se saisir de ces enjeux. Le Département doit accompagner via la politique territoriale les communes à produire de l’électricité verte. Notre proposition, si elle est retenue dans le budget supplémentaire de ce mois de juin, marquerait un tournant nécessaire.

La dépendance aux importations agricoles, le changement climatique, la neutralité carbone, le bien être animal, l’aspiration à une alimentation saine et de qualité, les difficultés des agriculteurs… Ces défis nous obligent à revoir notre modèle agroalimentaire. En tant que collectivité de proximité, le Département a la responsabilité de le repenser pour viser l’autonomie alimentaire du territoire. Il doit mener la relocalisation de notre alimentation. Pour cela, il doit devenir chef de file des Plans Alimentaires Territoriaux pour fédérer les acteurs, organiser les filières de la production à la distribution, accompagner l’agriculture biologique et mettre en place des espaces de test. Ainsi, il garantira à tous la sécurité alimentaire.

Budget 2023 : la gestion préférée aux ambitions

Nos espoirs de la nouvelle année ont été douchés par Stéphane Haussoulier. Son budget primitif 2023 ne nous a pas convaincu. Nous n’avons pas retrouvé nos ambitions pour un Département plus juste et plus vertueux.

Notre motion pour instaurer une indemnité pour les agents en télétravail a été rejetée. Tout comme notre amendement pour végétaliser nos cours de collèges. Enfin, nos contributions pour accélérer la production d’énergie solaire n’ont pas été retenues. Petite victoire, néanmoins : une réflexion pourrait être lancée sur des dispositifs encourageant le photovoltaïque.

Nous voulions un budget de rupture, nous avons eu un budget de gestion. C’est pourquoi nous nous y sommes opposés.

Le mois de janvier est propice aux bonnes résolutions. La majorité en avait pris une dès novembre lors du débat d’orientation budgétaire. Avec nos collègues de l’opposition, nous avions présenté deux motions. Tout d’abord, une demandant l’instauration dans l’urgence d’un chèque énergie de 40 à 80 euros pour aider les familles samariennes. Le second texte souhaite lui amplifier la transition écologique sur notre territoire. Le Département doit protéger sur le court terme et prendre un ambitieux tournant écologique sur le long terme. Sur proposition de la majorité, nous avions retiré ces motions en échange d’une concertation pour introduire ces mesures dans le budget 2023. La bonne résolution sera-t-elle tenue ? Début de réponse le 9 janvier.

Le RSA conditionnel est une mesure stigmatisante et inefficace

Au lieu de s’intéresser aux vrais profiteurs de crise, la chasse aux pauvres est lancée. Le président du Département veut faire de la Somme un laboratoire pour le projet gouvernemental de RSA conditionnel. Le versement du RSA se ferait en échange de 15 à 20 heures de travail obligatoire par semaine.
Cette mesure créera de nouveaux travailleurs pauvres dans des secteurs qui n’attirent plus.
Ce n’est pas en contraignant les plus précaires qu’on redonnera de la valeur au travail. Il faut revaloriser certains métiers et augmenter massivement les salaires. Nous nous opposons à ce que les bénéficiaires du RSA soient les boucs émissaires des échecs sociaux du gouvernement.

Nous sortons d’un été inquiétant. Le pouvoir d’achat des Samariens a été rongé par l’inflation et nous avons, impuissants, assisté à des manifestations de l’urgence climatique. En juin, l’inflation était de 5,8 %, obligeant nombre d’entre-nous à se serrer la ceinture. Dans le même temps, des records de chaleur et des feux géants ont rappelé la fragilité de notre société.
Ces deux sujets sont liés. En sous-estimant le changement climatique, nous laisserons s’installer de terribles conséquences sociales. Le chèque alimentaire voté par le Conseil départemental en juin va dans le bon sens.
Mais la loi sur le pouvoir d’achat du gouvernement ne répond pas aux enjeux.
Ses dispositifs seront bien vite avalés par l’inflation et la crise climatique.

Année après année, les températures s’envolent. Ce printemps 2022 n’a pas échappé à larègle. On déplore déjà d’importants dégâts. La sécheresse a fragilisé bon nombred’exploitations agricoles.Et le phénomène risque de s’amplifier sous l’effet du dérèglement climatique. Il y a urgenceà restreindre la hausse des températures, en réduisant nos émissions de CO2, et às’adapter à cette nouvelle donne. Face aux pénuries, l’agriculture doit évoluer pour êtremoins gourmande en eau. Quant à l’urbanisme de nos villes, il doit être revu pour que la viereste supportable lors des épisodes de chaleur. Ces changements structurels devrontmobiliser tous les acteurs, locaux comme nationaux, publics comme privés, sans accroîtreles inégalités sociales.

Dans le sillage de la guerre en Ukraine, les coûts de l’énergie explosent et devraient atteindre des sommets l’hiver prochain. Se chauffer devient un luxe pour de nombreux foyers. Face à cette menace, l’Etat et les collectivités territoriales doivent être ambitieux. L’un des leviers d’action les plus efficaces pour le porte-monnaie des ménages est la rénovation thermique des logements. Or, le bilan du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées est sans équivoque : 21% des logements du parc privés sont encore considérés comme des passoires thermiques. Le Conseil départemental doit changer de braquet, renforcer ses outils d’aide et la communication à l’attention des publics les plus fragiles.

Ce budget n’est pas à la hauteur des enjeux. Comme de coutume, Monsieur le président nous a présenté son budget primitif pour l’année 2022. Malgré l’ouverture des vannes après des années de restrictions budgétaires, aucune vision structurante pour la Somme ne transparaît. Nous ne pouvons approuver des mesures à contre-courant de notre époque comme les coupes dans le budget de rénovation thermique pour les plus modestes, le manque de soutien pour l’alimentation bio dans la restauration collective ou encore l’absence de coup de pouce du Département pour les aides à domicile.
Enfin, ce budget repose sur les épaules des agents départementaux… après avoir sabré dans leurs effectifs. Ni cohérente, ni ambitieuse, cette politique budgétaire déçoit.

Le gaz, le fioul, l’électricité, le carburant … Les prix de l’énergie explosent. De nombreux ménages se retrouvent en situation de précarité énergétique. Et le dérèglement climatique amplifiera leurs difficultés. Les travailleurs essentiels doivent prendre leur voiture tous les jours, malgré leur salaire de misère. Mais comment s’en sortir quand on est auxiliaire de vie sociale, assistante d’éducation ou femme de ménage et que l’on touche moins que le SMIC ? Il est urgent de soutenir ces “premiers de corvée”. Ces travailleurs pauvres ne pourront s’en sortir sans une revalorisation rapide des salaires. Nous demandons à l’Etat, aux collectivités territoriales et aux entreprises de prendre leurs responsabilités.

L’assemblée départementale qui s’est réunie le 20 septembre dernier à débuté par un discours de politique général du président Stéphane Haussoulier, exposant les grandes orientations de son mandat, les principales mesures, mais également sa volonté d’aboutir à un travail collaboratif avec l’ensemble des élus y compris l’opposition départementale. Nous regrettons l’absence d’une référence à la transition écologique dans ce discours. Cela est inquiétant, le président ne semble pas considérer l’environnement comme une priorité du mandat et ne propose aucune mesure pour inscrire le département, dans une réelle transition écologique. Nous veillerons à faire des propositions constructives afin d’impulser des mesures concrètes en terme d’écologique.

Les élections départementales ont permis un certain renouvellement des élus au sein de l’assemblée départementale. Pour l’opposition, 10 des 18 membres sont nouvellement élus. Ce renouvellement est une opportunité de construire une nouvelle façon d’exercer notre mandat d’élu départemental, au plus proche de nos administrés. Nous tenterons de répondre au mieux aux problématiques quotidiennes que vous traversez, en rendant compte régulièrement de nos actions et décisions. Nous souhaitons rétablir la confiance entre les élus et les habitants. En accord sur ces principes, nous, Esra ERCAN, Julie VAST et Angelo TONOLLI, avons pris la décision de former le groupe « Avenir Solidaire et Durable ».