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La Somme en commun

Mise à jour le 10/11/2021
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Le groupe La Somme en commun dénombre 10 élus.
Président du groupe : Frédéric Fauvet

Membres : Catherine Benedini-Polleux, Christophe Boulogne, Zohra Darras, Josiane Hérouart, Valérie Kumm, Wilfried Larcher, Jean-Louis Piot, Jean-Jacques Stoter, Nathalie Temmermann.

Le contenu des tribunes est sous l’entière responsabilité des président(e)s de groupe.

Revenu de Solidarité Active (RSA) : il faut d’autres clés de financement

Nous sommes confrontés à un décalage de plus en plus important entre nos politiques publiques et les besoins de nos concitoyens face aux mutations d’une société mondialisée, marquée par un renforcement des inégalités sociales et par une nouvelle forme de fragmentation du temps, de l’espace, des identités et des valeurs.
Pour que la solidarité redevienne le cœur de la République, il faut retrouver la confiance des citoyens dans des politiques publiques.
Aussi nous appelons :
· À promouvoir le juste droit car il faut agir en responsabilité et assumer une vérification efficace de la délivrance des différentes prestations ;
· À instaurer la participation associative et citoyenne à tous les niveaux des politiques publiques ;
· À renforcer les départements comme fer de lance de l’accompagnement des personnes vers l’emploi via les politiques d’insertion ;
· À innover pour mobiliser de nouveaux outils de financement de la solidarité.

Nous sommes convaincus que la première étape vers l’universalité des outils de solidarité sera d’assurer un financement juste et équitable de l’allocation RSA. Ce sera l’occasion de corriger les inégalités qui existent entre les départements concernant le poids financier de cette allocation.
L’accord de principe du Premier ministre sur la renationalisation du financement du RSA en Seine-St-Denis est une étape importante. D’abord pour des raisons structurelles car aujourd’hui cela repose sur le budget départemental, et donc sur le contribuable local, des allocations qui relèvent de la solidarité nationale. Dans la Somme, le reste à charge annuel du Département s’élevait à plus de 60 millions d’euros en 2020. Une situation particulièrement critique et inquiétante alors que la crise sociale actuelle a fait augmenter le nombre de bénéficiaires.
Mais si nous devons envisager un tel scénario pour notre département, il ne peut s’opérer, comme le suggèrent de récents débats au Sénat, en ponctionnant les recettes du Département. Il faut que la Somme retrouve des marges de manœuvre supplémentaire et un budget plus important dédié à cette cause fondamentale qu’est la solidarité humaine et territoriale.
Nous avons déjà cette force vive et ces diverses compétences favorisant la prise en charge des publics bénéficiaires du RSA dans leur parcours de vie. Il nous reste à orchestrer toutes ces actions engagées en accentuant le travail en réseau des acteurs de l’insertion, des associations d’accompagnement social, des PME et TPE afin d’estimer leur juste besoin et répondre au mieux à nos populations.

Anticiper et agir plutôt que subir

Les récentes et violentes coulées de boue dans notre département, les nombreuses crues dans l’Aisne, les dramatiques inondations en Belgique ou en Allemagne viennent illustrer les conclusions du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : la crise climatique s’aggrave partout, à des niveaux sans précédents. Et selon eux, les activités humaines sont, “sans équivoque”, à l’origine du réchauffement. Au-delà de la nécessaire solidarité avec les populations touchées, notamment nos voisins, nous devons anticiper et agir sur nos territoires face à ces évolutions. Au Département de la Somme, comme dans les autres collectivités, la transition écologique doit guider l’ensemble des politiques publiques. Il est nécessaire d’impliquer les citoyens et de garantir l’équité sociale des projets engagés. En adoptant l’état d’urgence climatique, la collectivité doit s’engager à atteindre la neutralité carbone d’ici 2040 pour respecter la trajectoire de l’Accord de Paris, en inscrivant toutes ses décisions, en impliquant les citoyens dans un suivi annuel.

Si le département est l’échelon de proximité, les acteurs les plus efficaces sont les habitants eux-mêmes. Et les samarien.nes ont depuis longtemps démontré leur attachement au cadre de vie et au respect de leur environnement : les jardins ouvriers, les marais entretenus par les hommes, le littoral préservé, l’utilisation des ressources locales, le recyclage … nous devons nous appuyer sur eux, ce sont des “écolos” avant l’heure !

Nous faisons des propositions :

  • Lutter contre l’artificialisation des sols et préserver le foncier agricole, en mobilisant le foncier des friches industrielles urbaines et rurales ;
  • Impulser la transition agro-écologique et offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs et favoriser les circuits courts ;
  • Prévoir les risques climatiques par l’aménagement du territoire : inondations, sécheresses… en renaturant les espaces urbains, en replantant des haies arborées et en développant les Espaces Naturels Sensibles ;
  • Lancer un grand plan de Rénovation énergétique des logements peut s’appuyer sur
    la reprise de la délégation d’aide à la pierre.
  • Mettre en oeuvre un schéma départemental cyclable

Nous voulons une écologie au service de la justice sociale. Une écologie par et pour les habitants.



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