Vous êtes ici

Groupe Somme à gauche

Le groupe Somme à gauche dénombre 11 élus.
 

Président du groupe : Francis Lec

Membres : Catherine Bénédini, Philippe Casier, Delphine Damis-Fricourt, Zohra Darras, Bernard Davergne, Pascal Delnef, Jean-Louis Piot, Catherine Quignon, Jean-Jacques Stoter et Nathalie Temmermann
 
Le contenu des tribunes est sous l'entière responsabilité des président(e)s de groupe.

Tribune de septembre 2017 - magazine Vivre en Somme n°108

TOUCHE PAS À MON CANAL !
Les engagements doivent être tenus

Le gouvernement vient d'annoncer sa volonté de faire une pause dans les nouveaux grands projets d'infrastructures.

Parmi ceux-ci, le projet du canal Seine Nord Europe espéré par tous les habitants et les élus de l'Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord, porté par toutes les grandes collectivités territoriales des Hauts-de France. « Nous sommes maintenant dans l’irréversible et dans le lancement des travaux. » déclarait pourtant François Hollande en avril 2017 à Noyon (Oise), en lançant officiellement la réalisation du projet.
En effet, ce projet structurant est un investissement vital pour les territoires qu'il traverse. Avec des millions d'heures de travail et plus de 10 000 emplois rien que pour sa réalisation, la perspective des débouchés économiques qu'il apportera à terme, le canal Seine Nord Europe est une promesse de développement et d'avenir de notre région, d'avenir pour le transport fluvial qui bénéficiera à tous les grands ports maritimes et fluviaux de la Seine à l'Escaut.

Ses retombées économiques attendues permettent d'envisager 45 000 emplois pérennes d'ici 2050 en structurant une économie autour d'une infrastructure compétitive.
Il convient enfin de rappeler que le Département de la Somme, sous la Présidence de Christian MANABLE ou de Laurent SOMON ont constamment soutenu ce grand projet en prévoyant des sacrifices budgétaires importants, soit 70 millions d’Euros représentant l’équivalent d’une année d’investissement pour le Département.

Cette volonté d’engager ce projet fédérateur pour tous les habitants des Hauts-de-France a également été officiellement confirmée lors de la venue de l’ancien Premier ministre, Bernard CAZENEUVE, le 16 mars dernier, celui-ci s’exprimant dans le COURRIER PICARD de la manière suivante : « Ce projet fait consensus et il est tellement engagé que je n'imagine pas qu'un gouvernement prenne le risque de briser cette union. »

Dans tous les cas, et plus que jamais, nous disons au Ministre, avec tous les élu-e-s des Hauts-de-France :
TOUCHE PAS À MON CANAL !
et nous en appelons à l’arbitrage du Président de la République pour que ses engagements soient tenus.

Tribune d'août 2017

COMPTE ADMINISTRATIF 2016 : des économies au détriment des politiques de Solidarités.

La dernière semaine de juin fut consacrée à l'analyse du Compte Administratif 2016. Comme nous l'avions dénoncé et combattu lors du vote de ce Budget, les politiques de solidarités (RSA, APA pour les aînés, aides aux associations,…) ont fait les frais de la gestion de la droite.
Le groupe SOMME À GAUCHE ne conteste pas que des économies sont à réaliser pour pouvoir mener à bien nos missions de service public. Cependant, il conteste le choix politique de faire des économies sur le coeur de mission du Département, les Solidarités. Nous avons proposé des économies, notamment sur les infrastructures (plan d'amélioration des infrastructures étalé dans le temps) ou encore dans la prise en charge des ports de pêche dont le coût doit être supporté par la Région et non par les Samariens. Nous n'avons pas été écouté ni entendu alors que cela représente plusieurs millions d'euros d'investissement.
Concrètement, l'action de la Droite aux manettes se fait sentir négativement dans le département : associations culturelles et sportives qui renoncent à mettre en place des projets et des manifestations faute de soutien du Département, allocataires de l'APA qui engagent des poursuites contre le Département pour voir leurs droits respectés, agents du Département qui manifestent régulièrement faute de moyens et contre un management qui nie l'humanité de leurs missions, aides à domiciles qui voient leurs conditions de travail se dégrader, aide à la cantine supprimée. La liste s'allonge chaque jour et, depuis mars 2015, vous êtes nombreux à nous faire part de votre désarroi.
Nous ne lâchons rien, sur certains dossiers, la prise en compte de l'avis des personnes âgées dans le choix du service prestataire ou mandataire, ou encore le festival de l'abbaye de Saint-Riquier, nous avons obtenu totalement ou partiellement gain de cause.

Dans l'unité avec les autres partenaires de Gauche (PCF, Écologistes, Front de Gauche), nous exigeons une politique départementale au service des habitants les plus précaires, un service public de qualité pour ceux qui ne possèdent rien. Nous faisons le choix des Solidarités.
Nous avons également réclamé que des mesures d’urgence soient prises par le Gouvernement pour rééquilibrer les finances d’une trentaine de départements en France, dont le notre. L’Assemblée des Départements de France a rappelé cette exigence au Président de la République qui l’a reçue le 7 juillet dernier, comme nous l’avons réclamé.

Tribune de juillet 2017 - magazine Vivre en Somme n°107

Découvrir la Somme grâce aux réalisations de la Gauche !

Alors que nous entrons dans la période des vacances d’été, faut-il rappeler que les congés payés, les 35 heures et les RTT (Réduction du Temps de Travail) ceux sont les conquêtes de la Gauche.

Alors que nos droits aux loisirs et au temps libre sont régulièrement menacés, il fait bon de vous accompagner sur les chemins et les sites préservés et mis en valeur, dans notre département par la majorité de Gauche plurielle entre 2008 et 2015.

Le projet le plus emblématique et le plus structurant fut la création de la Véloroute Vallée de Somme entre Saint-Simon (Aisne) et Saint Valéry qui entre désormais dans sa phase finale. Cet aménagement longeant le canal de la Somme offre une opportunité de traverser le Département sereinement, à vélo ou par d’autres modes de déplacement doux en observant la diversité et la richesse des paysages et site de la Somme. Cette richesse fut elle même mise en valeur par la création de 50 belvédères le long de la Somme. Cette réalisation sera récompensée par le trophée des VICTOIRES DU PAYSAGE 2016, avec l’attribution du prix Spécial Territoire.

Ce fut aussi un soutien renforcé aux structures qui mettent en avant l’Histoire et les espaces naturels de notre Somme : l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, complètement rénové, la création d’un musée dédié aux batailles de la Somme à Thiepval, l’entretien du bateau Somme II à Saint Valéry, l’augmentation des moyens alloués au Parc Samara, l’accompagnement financier de l’association du Chemin de Fer de la Baie de Somme, l’obtention du label centre culturel de rencontres pour l’Abbaye de Saint-Riquier…

Cette volonté était marquée par un souci constant de lier tourisme et préservation de la biodiversité de nos espaces naturels avec un partenariat renforcé avec le Parc du Marquenterre, ou encore la création de nouveaux sites naturels en collaboration avec le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie.

Ce fut enfin un soutien aux associations qui organisent chaque année dans notre Département des centaines de manifestations locales qui font l’attractivité du territoire.

En Somme, il s’agissait pour la Gauche de faire de ce droit aux vacances une opportunité de découvrir nos paysages, notre Histoire et ses habitants !
Bonnes vacances à tous !

Tribune de mai 2017 - magazine Vivre en Somme n°106

NOUS VOULONS UN AUTRE DÉPARTEMENT POUR DEMAIN

    Le quinquennat qui s’est achevé aura été l’occasion de changements et de clarifications pour les collectivités territoriales. Pour nous, élus départementaux de gauche, il aura surtout été l’occasion de réaffirmer clairement des principes fondamentaux :
    ✔ La parité qui a permis d’ouvrir aux Femmes les portes du Conseil départemental (de 5 à 23 femmes) ;
    ✔ L’opposition au Conseiller territorial, voulu par Messieurs Sarkozy et Fillon, destructeur de la démocratie locale éloignant les élus de leur territoire ;
    ✔ La libre administration des collectivités garante de la décentralisation.

Dès 2018, une nouvelle page devra s’écrire autour de trois grands engagements que doit porter le nouveau Président de la République et son gouvernement.
    Réinventer un vivre ensemble citoyen et solidaire. Nous croyons en la solidarité, celle des citoyens et celle des institutions, pour offrir à chacun les moyens de l’émancipation et de l’autonomie. Cela veut dire que le rôle essentiel du Département est de s’affirmer comme garant des politiques publiques de solidarités dont le RSA, l’APA, et la PCH. Cela implique un financement des minimas sociaux qui doit reposer sur la solidarité nationale. C’est aussi la création d’une allocation de solidarité unique et universelle, accessible dès 18 ans.
    Ensuite nous attendons que le nouveau Gouvernement fasse le pari du développement équilibré des territoires. Nous refusons de différencier les ruraux et les urbains. Cela veut donc dire qu’il sera nécessaire d’affirmer la présence du Département sur tout le territoire. Cela implique de confirmer le rôle incontournable du Département pour assurer la lutte contre toutes formes d’exclusions territoriale, sociale et citoyenne, et assurer l’accessibilité des services au public.
    Enfin, nous voulons reconstruire la confiance entre les citoyens, les élus et les collectivités.
2018 doit ouvrir une étape de simplification des modes de fonctionnement de l’action locale et permettre une affirmation de la confiance démocratique par des budgets participatifs, des référendums locaux et des jurys citoyens.

    Les Départements ont toujours su relever le défi de la modernisation et de l’innovation. Nous sommes convaincus que si le nouveau Président de la République en a la volonté, les Départements seront des exemples dans leur capacité à renouer la confiance avec nos concitoyen(ne)s.

Tribune de mars 2017 - magazine Vivre en Somme n°105

Budget Primitif 2017 : nouvelle récession sociale, la Gauche exige le rétablissement du fonds social d'aide à la cantine scolaire
---
A l'occasion du BP 2017, le groupe « Somme à Gauche » s'est opposé à un budget de récession proposé par la majorité de droite du Conseil départemental pour cinq raisons majeures.
1- Le Département n'assume plus ses compétences obligatoires dans le domaine social
    14 millions d’€ de fonctionnement en moins pour de nouvelles coupes sombres, exemples :
▬ 635 457€ sur l’accueil familial des enfants et des adolescents
▬ 724 380€ sur les actions en faveur de l’amélioration de l’habitat
▬ 491 740€ sur la téléassistance malgré une hausse du nombre d’abonnés ?
▬ 268 000€ Politique de la ville...
2- Un Département avec de moins en moins de démocratie
    Une gestion technocratique, l’absence de dialogue social avec le personnel inquiet, l’obstination de ne pas écouter la jeunesse en ne rétablissant pas le Conseil départemental junior...
3- Un Département sans imagination ni projet innovant
    Un département sans projets qui prends le chemin du recul et de la casse du Grand Projet Vallée de Somme, des politiques liées aux espaces naturels, de la biodiversité, de la transition énergétique, des services publics de proximité, des moyens pour moderniser nos collèges et les équiper massivement en technologies numériques…
4- Indispensable sursaut pour l’avenir du Conseil départemental
    Il est urgent de proposer à nos concitoyens un contrat de progrès et non de régression sociale.
5- La droite conservatrice s’oppose au soutien des familles pour les cantines scolaires
    Dans le cadre de sa politique de solidarité envers les familles en difficultés, le Conseil général de la Somme avait créé, à la rentrée scolaire 2009-2010, un fonds départemental de soutien aux familles visant à favoriser l'accès aux cantines dans les écoles du premier degré (maternelle et primaire). Il s’agissait d'une aide forfaitaire versée par trimestre et par enfant, destinée à couvrir une partie des frais de cantine.
    En effet, ce fonds permettait de soutenir les familles les plus en difficultés, celles qui ont un quotient social inférieur au seuil de pauvreté soit 950 € et pour lesquelles la possibilité pour leur(s) enfant(s) de déjeuner le midi dans de bonnes conditions favorisait leur insertion sociale et professionnelle.
Supprimé depuis 1 an par la nouvelle majorité, nous exigeons son rétablissement.

Tribune de janvier 2017 - magazine Vivre en Somme n°104

Un mandat pour éteindre les lumières ?

Laurent SOMON et sa majorité LR-UDI font le choix aujourd’hui de financer la pierre au dépends de l’humain : brettelle routière pour un engagement de 12 millions d’€, route d’accès à l’aérodrome de Méaulte pour 5 millions d’€, aides à des entreprises agro-alimentaires engrangeant des milliards d’€ de bénéfices, prise en charge du fonctionnement des ports de la côte en lieu et place de la Région pourtant désormais compétente pour un coût annuel de 300 000 €…
Par ailleurs concernant les compétences obligatoires comme le social nous constatons : la suppression de 44 Centres Médico-Sociaux sur 73, la fermeture de centres d’exploitation de nos routes départementales, la casse du secteur des aides à domicile avec la précarisation de leur métier, la suppression de 1 heure par mois d’aide à domicile pour nos anciens, la suppression de l’aide à la cantine dans les écoles primaires…

    → De qui se moque t’on lorsqu’on justifie la baisse des subventions aux associations, aux quartiers populaires et au monde rural au motif que l’État a diminué la dotation de fonctionnement du département alors que dans le même temps le candidat de la droite à la Présidence de la république promet une réduction de cette dotation aux collectivités 3 fois plus élevée qu’actuellement, soit 100 Milliards d’€ dans les prochaines années ?
    → De qui se moque t’on lorsque l’on prétend maintenir les services publics de proximité et l’action du Conseil départemental et que dans le même temps on supprime, pour la Somme, 250 fonctionnaires sur 5 ans auxquels viendront s’ajouter les 500 000 envisagés par le candidat de droite aux élections présidentielles ?

    Que prépare la majorité de droite du Conseil départemental alors qu’elle proposera la suppression du Conseil départemental qu’elle dirige au profit d’un Conseil territorial qui sera noyé dans la région Hauts-de France. En réalité le budget 2017 démontrera clairement cet abandon progressif au profit des intercommunalités, de la ville d’Amiens et du secteur privé. Tout sera près dans 4 ans pour éteindre les lumières !
Le groupe SOMME À GAUCHE s’opposera avec énergie et avec vous à cette suppression de notre département qui doit agir au plus près de chaque citoyen.
    Les Samariens n’ont pas donné mandat pour éteindre les lumières du Conseil départemental ! Ils demandent une politique qui tient compte de l’humain et qui ne méprise pas les plus fragiles : personnes âgées, aides à domicile, agents du Conseil départemental, allocataires du RSA.

Tribune de novembre 2016 - magazine Vivre en Somme n°103

STOP À L'ABANDON DES SAMARIENS ET DE NOS TERRITOIRES

STOP AUX CHOIX CATASTROPHIQUES DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA SOMME

Augmentation des dépenses non obligatoires (+ 300 000 € pour l’entretien des ports qui est désormais dévolu à la région*)
Diminution des budgets de solidarité (- 5 700 000 €*)
Le Département a refusé la renationalisation du RSA

PORTER ATTEINTE AU BOUCLIER SOCIAL DU DÉPARTEMENT C’EST PORTER ATTEINTE AU QUOTIDIEN DES 571 000 SAMARIENNES ET SAMARIENS

Aujourd'hui, le Département supprime le soutien aux crèches et l'Aide à la cantine scolaire (- 700 000 €*)
Aujourd'hui, le Département supprime son soutien aux Centres d'Information et d'Orientation (50 000 € en 2016 et 100 000 € en 2017*)
Aujourd'hui, le Département supprime des subventions aux associations culturelles et sportives (- 670 000 €*)
Aujourd'hui, le Département supprime le Conseil départemental junior
Aujourd'hui, le Département supprime 1h. d'aide à domicile, par mois, pour le quotidien des Seniors
Aujourd'hui, le Département abandonne les quartiers prioritaires (- 308 000€*)

Demain, le Département supprimera des Centres Médico-Sociaux
Demain, le Département supprimera des Centres d'Exploitation Routière
Demain, le Département ne s’interdit pas de supprimer des collèges

LE DÉPARTEMENT NE PEUT PAS CONTINUER À SE DÉSENGAGER ET À ABANDONNER NOS CONCITOYENNES ET CONCITOYENS DANS LEUR VIE QUOTIDIENNE

Réagissons et mobilisons-nous pour que notre Département reste efficace, solidaire et innovant

LA SOMME EST EN DANGER
571 000 RAISONS DE SE MOBILISER

Nous, élu-e-s de Gauche, défendrons toujours la proximité, l’efficacité, la responsabilité, l’égalité d’accès aux droits, l’équité entre les territoires.
 

(*BP 2016)

Tribune de septembre 2016 - magazine Vivre en Somme n°102

18 mois de gestion :
Gauche - Droite des choix politiques nettement différents

Lors de sa dernière réunion le Conseil départemental de la Somme s’est réuni pour examiner le Compte Administratif 2015, c'est-à-dire le résultat du budget que la gauche avait construit et voté en mars 2015, et que la droite a modifié en juin.
Cette session a mis en évidence les inflexions et coupes que la nouvelle majorité a opéré en juin 2015 rendant ce budget injuste et en déséquilibre : suppression de 50 postes par an au détriment de la qualité du service public, réduction du budget pour le maintien à domicile, suppression de l'aide à la restauration scolaire dans le primaire, diminution de 2 millions d’€ au détriment du monde associatif, à l’éducation, au sport et à la culture, disparition du quart des crédits destinés aux quartiers prioritaires des villes.
Pourtant notre groupe a démontré que d’autres choix étaient possibles rappelant que le Département du Pas-de-Calais, tout en augmentant de 2 points la fiscalité, a maintenu l'ensemble du bouclier social : aides et dispositifs mis en place au service de sa population, alors que le département du Nord, géré comme la Somme par une majorité de droite, a augmenté les impôts foncier en passant de 17,06 % à 21,45 %.

Nous avons aussi donné l’alerte sur quatre domaines majeurs :
Nous avons dit NON :
➔ à la suppression des services départementaux de proximité ; Centres médico sociaux (CMS), centres d'exploitation routière (CER) objets d'une rare « rationalisation »
➔ à la menace de suppression de 4 collèges que le Président du Conseil départemental s'est refusé de démentir.
Nous avons exigé :
➔ le maintien d'un choix libre pour les personnes âgées entre service prestataire et mandataire pour les allocataires de l'APA
➔ des garanties sur la création du barreau Roissy-Creil, permettant d'amener le TGV à Amiens, et sur l'électrification impérative de la ligne Amiens-Abbeville-Rang du Fliers.

Plus inquiétant, après 18 mois de gestion, la droite départementale n'a présenté aucun projet sérieux pour lutter conte le chômage des jeunes ou pour soutenir le développement des communes qui s’interrogent de plus en plus : le capitaine et cette équipe ont-ils une boussole et savent-ils enfin s'en servir ?

La politique de la gauche et de la droite n'ont rien en commun !

Tribune de juillet 2016 - magazine Vivre en Somme n°101

Les personnes âgées ne doivent pas être les victimes des petits calculs de la majorité de droite !

Dans un courrier daté du 1er avril 2016 et signé par Laurent SOMON Président du Conseil départemental de la Somme, l’ensemble des personnes âgées bénéficiant de l’APA à domicile ont été prévenus d’une diminution de l’aide d’une heure par mois. Cela concerne 8786 aînés ! C’est insupportable et injuste !
Ce courrier stipule par ailleurs que «les nouvelles orientations départementales privilégient désormais, dans l’élaboration des plans d’aide, le mode mandataire»(1). Le département annonce donc aux bénéficiaires de l’APA à domicile qu’ils devront tous devenir employeur ! Non seulement c’est illégal, car la liberté de choix est remise en cause, chacun doit pouvoir choisir entre le mode prestataire et le mode mandataire, mais en plus cette politique tourne le dos à la raison d’être du Département, être aux côtés des plus fragiles.
Nous tenons à condamner fermement ces reculs et renouvelons notre soutien aux associations et fédérations d’aide à domicile qui apportent quotidiennement des services de qualité et qui sont aujourd’hui contraint de licencier du personnel compétent et apprécié.
Comme il l’avait annoncé lors du débat budgétaire, le groupe SOMME À GAUCHE a obtenu de Pascale BOISTARD, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, une mission pour venir en aide à notre département. Cette mission va permettre de mieux identifier les difficultés rencontrées dans la Somme, d’améliorer la situation des services d’aide, et utiliser pleinement les financements obtenus par la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV). Pour le département de la Somme, ces financements supplémentaires s’élèvent à 5 216 975€ supplémentaire par an. Il est donc faux de parler de désengagement de l’Etat pour l’aide à domicile au moment même où celui-ci s’engage dans la revalorisation de l’allocation.

C’est la raison pour laquelle nous demandons à la majorité de droite de corriger les mauvaises orientations qu’elle a prise il y a quelque mois et de saisir l’opportunité qui est donnée à notre Département pour améliorer le service et l’accompagnement de nos aînés. Le groupe SOMME À GAUCHE poursuivra ce combat !

(1)Précisions : Pour le mode mandataire l’aide à domicile est employé et payé par le particulier ; ils sont liés par un contrat de travail. Pour le mode prestataire, l’aide à domicile est employé et payé par l’association d’aide à domicile, qui s’occupe de tous les aspects administratifs et légaux.

Tribune de mai 2016 - magazine Vivre en Somme n°100

Une présidence sans scrupule, autoritaire qui menace les sans-emplois

Lors de la dernière session consacrée au budget du Conseil départemental (700 millions d’euros) la nouvelle majorité de droite et son Président ont montré un visage autoritaire, peu soucieux d’équilibrer le budget et menaçant les sans-emplois bénéficiaires du RSA. Cela va jusqu'à remettre en cause le soutien financier que leur doit la solidarité départementale en leur adressant personnellement une lettre le 25 janvier 2016 que beaucoup d’entre eux considèrent comme une chasse aux chômeurs.
Le groupe SOMME À GAUCHE a été unanime à voter CONTRE ce budget.

Nous ne pouvons accepter que toutes les dépenses ne soient pas compensées par les recettes nécessaires comme l’exige la loi. Le Président SOMON a déclaré qu'il ne pouvait inscrire en 2016 toutes les dépenses prévisibles pour le versement du RSA, provoquant ainsi un déficit de plusieurs dizaines de millions d’euros.
Nous ne pouvons accepter que cette même majorité mette en réserve près de 12 millions d’euros alors qu’elle a décidé de diminuer le soutien au mode associatif, à l’éducation, au sport et à la culture de plus de 2 millions d’euros et de réduire les budgets sociaux de près de 5,7 millions d’euros.
Nous ne pouvons accepter qu’elle oublie volontairement d’inscrire en recette une dotation de l’État de 3,5 millions d’euros en faveur des personnes âgées en application de la loi sur le Vieillissement, qui améliore la prise en charge de nos seniors à compter du 1er janvier 2016.
Nous ne pouvons davantage accepter que, sous le prétexte d’une interprétation erronée du règlement intérieur, le Président du Conseil département décide seul, que ne soient pas soumis à la discussion et au vote de l’Assemblée 4 voeux de l’opposition qui contestaient sa politique antisociale. En protestation les 18 Conseillers d’opposition, unanimes, ont refusé de siéger dans des commissions où la démocratie ne pouvait s’exercer comme cela avait été toujours le cas par le passé.
Nous ne pouvons enfin accepter que cette nouvelle majorité ait par complaisance, à l’égard de leurs collègues du nouveau Conseil régional refusé de condamner, comme nous l’avons proposé, la nouvelle appellation " Hauts-de-France " pour la nouvelle région Nord-Pas de Calais-Picardie trahissant ainsi notre Histoire et le sentiment profond des habitants de notre département.

Nous avons surtout exprimé le souhait que cette nouvelle présidence exerce avec sérénité et protège la liberté d'expression ; bien le plus précieux pour chacun-e d'entre nous.

Tribune de mars 2016 - magazine Vivre en Somme n°99

Gaspillage financier et Chasse à la précarité

La nouvelle majorité de droite présidée par Laurent SOMON a, dés son arrivée en mars dernier, commandé un audit financier du Département pour tenter de mettre en difficulté la Gauche sur sa gestion.
Cet audit confirme globalement que durant 7 années le département a été géré avec responsabilité et prudence par la Gauche, diminuant sa dette et maintenant les investissements créateurs d'emplois à hauteur de 80 millions €/an.
Il conclut que des économies de fonctionnement devront être réalisées pour faire face à l'augmentation constante des dépenses sociales (RSA).
Rien de nouveau car toutes ces études avaient déjà été réalisées par la Gauche qui avait, chaque année, diminué ses budgets de fonctionnement de près de 10 % notamment dans le domaine de la communication.
Concernant les dotations de l’État, l'équipe de Christian MANABLE avait obtenu du Gouvernement AYRAULT un soutien supplémentaire de l’État de près de 27 millions d'€ qui avait permis d'équilibrer le budget du Département (700 Millions d'€) sans augmenter les impôts et de maintenir un véritable «Bouclier social» en faveur de nos concitoyens.
Force est de constater que l'audit financier n'a servi à rien ; et que l'actuelle majorité est responsable d'un gâchis de 80 000 € correspondant au coût de cet audit inutile. C'est un gâchis d'autant plus inacceptable que la même majorité s'apprête, en 2016, à diminuer les subventions aux associations sportives et culturelles.

Incapable d'obtenir de l’État le même soutien financier pour le Département, comme cela est le cas pour l'Aisne, le Nord et le Pas de Calais, la majorité de Droite a décidé de couper à la «hache» de nombreux dispositifs de soutien que nous avions mis en place contre la précarité.
Elle annonce, sans état d'âme, une diminution de 300 000 € pour la Petite enfance, de 430 000 € pour l'Insertion des chômeurs ou de la lutte contre le surendettement, la suppression de l'aide à la Restauration scolaire (775 000 €) et une attaque frontale contre les personnes privées d'emploi, un affaiblissement conséquent des services au public avec la suppression de 250 emplois sur 5 ans etc.

Tout cela est inacceptable car la plupart des familles de notre département en seront les victimes dès cette année.

Tribune de janvier 2016 - magazine Vivre en Somme n°98

La majorité de droite du Conseil départemental sacrifie l’éducation et la culture !

Il faut une réponse ferme et continue aux terribles attaques du 13 novembre à Paris. Mais les lieux, les personnes visées, les symboles touchés par ces attaques appellent une réponse de fond sur notre capacité à vivre ensemble.

Pour répondre aux inquiétudes exprimées lors des élections régionales, il nous faut apporter des réponses en termes de cohésion sociale, d’éducation et de culture. Et sur ces registres, le Conseil départemental a toujours eu un rôle important à jouer.

Cela passe par le soutien au monde associatif dans toute sa diversité culturelle, sportive, sociale et économique. C’est pourquoi nous ne comprenons pas certaines décisions graves récemment prises par la majorité de droite de notre collectivité qui entrainent la quasi-disparition des financements pour les dispositifs d’éducation à la citoyenneté dans les établissements scolaires ; cela signifie la remise en cause des formations de délégués d’élèves ou de parents dans les collèges, ou des programmes de lutte contre les discriminations et le racisme ! (- 125 000 euros). Pourtant nos élèves ont plus que jamais besoin de ces soutiens et cette décision fragilise les associations qui œuvrent dans ce domaine.
Le devoir de cohésion sociale : cela signifie encore que les quartiers prioritaires dans nos villes doivent rester prioritaires. Nous ne comprenons pas la décision collective qui raye d’un trait les rénovations, notamment celle du quartier Fafet-Brossolette à Amiens, qui devaient être un gage d’une mixité sociale indispensable pour sortir nos quartiers de l’exclusion. Tout aussi inacceptable est la disparition du projet de reconstruction sur place du Centre sportif d’Amiens Nord qui avait été détruit par des irresponsables qui s’en étaient pris également à une école maternelle ; cela représente plus d’un million d’euros qui ne sont plus investis comme prévus par le Département pour le soutien à notre jeunesse.

Nous ne pouvons enfin d’avantage passer sous silence la suppression du dispositif d’accès à la culture pour les personnes les plus défavorisées qui n’auront plus accès, comme par le passé, au Festival du Film d’Amiens.

Le groupe « Somme à Gauche » est en résistance et nous ne laisserons rien passer. A chacune et chacun d’entre vous nos vœux de santé et de bien-être.

Tribune de novembre 2015 - magazine Vivre en Somme n°97

Un budget supplémentaire sous le signe de la régression

Après quatre jours de débats, les élu(e)s du groupe Somme à Gauche, accompagné(e)s par les partenaires de gauche ont voté contre le budget supplémentaire présenté par la majorité de droite.

Ce budget supplémentaire de 70 millions d’Euros, sur un Budget primitif de 700 millions, est marqué par une régression et de véritables coupes en règle sur les budgets culturels, éducatifs et sociaux.

Les élus du groupe Somme à Gauche ne pouvaient cautionner une telle régression, tout comme ils ne pouvaient accepter l’économie de plusieurs milliers d’euros opérée sur le budget du personnel, par la non reconduction des contrats, ce qui ne manquera pas d'affaiblir la qualité des services publics due à nos concitoyens.

Un audit qui affirme que les finances laissées par la gauche sont saines

Alors même que le Compte Administratif 2014 présentait un excédent de plus de 22 millions d’euros, le Président du Conseil départemental a dévoilé un audit de la situation financière du Département de 2011 à 2014 dont il pensait se servir contre la précédente majorité. Cet audit a au contraire démontré avec éclat la gestion prudente et rigoureuse de Christian MANABLE, ancien Président du Conseil général, et de Francis LEC, ancien 1er Vice-président en charge des Finances.

Des vœux pour la réussite éducative et un département solidaire

A l'occasion de cette rentrée scolaire nous avons demandé à l'assemblée départementale de réaffirmer sa priorité à l’éducation, de confirmer son programme d'investissement pour les collèges afin d'améliorer l’accueil de tous nos collégien(ne)s ;
Vœu refusé par la majorité de droite.

Notre groupe a pris l'initiative de présenter un vœu pour l’accueil des réfugiés politiques, amendé, il sera voté à l'unanimité sauf les voix du Front National.

Enfin, comme il fallait s’y attendre, la droite a rejeté le vœu réaffirmant notre attachement à la pérennité des départements au service de la cohésion et de la solidarité territoriale.

Tribune de septembre 2015 - magazine Vivre en Somme n°96

Le Grand Projet Vallée de Somme en grand danger.

A l’occasion de la session de juin du Conseil départemental, la nouvelle majorité a rejeté le vœu déposé par le groupe « Somme à Gauche » pour le maintien et le développement du Grand Projet Vallée de Somme.

Voilà un bien mauvais signal donné aux acteurs socio-économiques de notre département.

Le Grand Projet Vallée de Somme initié par la Gauche en 2008 se veut une démarche partenariale et transversale de l’entrée du fleuve dans notre département jusqu’à son estuaire. Il contribue à apporter une plus-value aux territoires en matière touristique, culturelle, sociale, en travaillant étroitement avec les différents partenaires locaux dans le cadre de la gouvernance partagée qui s’exprime notamment chaque année lors du forum « Vallée de Somme ».

Depuis cinq ans, ce Grand Projet Vallée de Somme constitue un axe prometteur de développement économique et donc d’emploi : hébergement, restauration, bistrot de pays, sports de nature, loisirs, activités environnementales ou culturelles, navigation de plaisance, ressources locales, maraîchage, jardins d’insertion, …
Ce projet est aujourd’hui malheureusement remis en question alors même que le cofinancement à 50 % de la plupart des investissements, dont les maisons de la Vallée, était inscrit dans le contrat Région/ Département qui s’achève à la fin de cette année.

Si la majorité de droite et son Président devaient maintenir l’abandon de certains projets, cela signifierait une perte de plusieurs millions d’euros de subventions de la part de la Région qui s’est engagée à soutenir aussi la préservation de notre environnement.
Personne ne comprendrait que des investissements pour le Département et les Communes disparaissent avec les emplois importants qu’ils devaient soutenir ou créer.

Nous nous inquiétons en effet du signal que cette décision enverra à nos partenaires que sont les associations, communes, communautés de communes, mais aussi les porteurs de projets et professionnels investis dans de nombreux projets autour de notre action structurante et qui verront dans cette reculade un désengagement probable.

C’est pourquoi nous continuerons à défendre avec la plus grande énergie ce projet porteur d’identité qui valorise la Somme et ses habitants !

Lors de cette même session, nous avons exigé que le Contrat de Ville qui a pour but de lutter contre la pauvreté dans les quartiers prioritaires du Département, soit réellement appliqué. C’est ainsi que la concertation de la population n’est toujours pas assurée par des conseils citoyens à Amiens.
De la même manière, tous les financements ne sont pas mobilisés pour soutenir les associations qui sont des partenaires essentiels dans la réussite de cette nouvelle politique de la Ville.

Tribune de juillet 2015 - magazine Vivre en Somme n°95

La majorité de droite départementale est bien mal partie.

Contre le candidat de Gauche, elle a fait élire le Front National qui représentera les Samariennes et les Samariens dans les collèges de CORBIE et à la Maison de retraite de WARLOY.
Lors de la session du 28 avril 2015, les élus du groupe " Somme à Gauche " ont assisté à une première historique dans notre département.
En effet, les élus UDI et UMP du Conseil départemental ont majoritairement(*) inscrit le nom d’un candidat FN sur un bulletin de vote pour l’envoyer siéger dans les Conseils d’administration d’un Collège et d’un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). Surfant sur l’idée du « NI-NI » de SARKOZY, la droite locale a fait le choix du « OUI-OUI » au Front National.
Quelques jours plus tard, l’élue du Front National qu’ils avaient choisie pour siéger à la Maison de retraite de WARLOY était, le 1er Mai à Paris, sur l’estrade, aux côtés de Jean-Marie LE PEN, l’applaudissant frénétiquement, alors qu’il venait quelques instants auparavant "d’implorer Jeanne d’Arc dans ses querelles familiales".
Dix-sept ans après son soutien au Conseil Régional de Picardie qui permit l’élection de Charles BAUR, la droite départementale réitère son choix honteux, mais cette fois, en allant plus loin, puisqu’elle porte volontairement la candidature du FN face à des candidats de Gauche.
Ce message est en totale opposition avec le combat actuel de l’Ecole pour les valeurs de la République. Comment, en l’occurrence, inculquer aux élèves des valeurs de tolérance et de respect de la différence quand des représentants d’un parti qui défend le repli sur soi et l’exclusion de l’autre siège dans le conseil d’administration d’un Collège et d’une Maison de retraite ?
Pour l’ensemble des élus du groupe " Somme à Gauche ", c’est une première faute politique commise par la nouvelle majorité de droite et son Président.
Cela entachera pour longtemps l’image de l’assemblée départementale.
Elle provoque surtout l’indignation des électrices et des électeurs de gauche et de progrès qui ont apporté - au 2nd tour de l’élection départementale - leur suffrage pour faire barrage aux candidats du Front National et aux candidates et candidats de Gauche qui se sont retirés, alors qu’ils pouvaient se maintenir, comme dans les 2 cantons d’Abbeville, pour faire barrage eux aussi, à l’élection d’un candidat du FN.
La majorité de droite départementale est décidemment bien mal partie.