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Le Département soutient les activités d'élevage

Crédit - Philippe Sergeant - Cd80
L'élevage : des handicaps mais aussi des atouts
Dans la Somme, les productions animales représentent 30 % du chiffre d'affaires agricole. Une exploitation agricole sur deux, soit près de 2 500 exploitations, pratique l'élevage, souvent avec d'autres cultures.
Mais concurrencées par le Benelux, le Danemark, l'Allemagne et les grandes cultures dans la Somme, les productions animales et laitières traversent une crise sévère. Certains éleveurs sont même prêts à cesser définitivement leur activité. Ces décisions individuelles auraient un impact négatif sur l'économie : en effet, un emploi créé dans l'élevage génère un autre emploi indirect.
L'élevage dans la Somme bénéficie cependant d'atouts importants : un bon potentiel de fourrage, un tissu industriel de transformation en viande et lait, des bassins de consommateurs proches et peuplés en région parisienne, au Nord de l'Europe et des infrastructures de bonne qualité.

Laurent Somon, Président du Conseil départemental de la Somme, Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la Région Hauts-de-France, Philippe De Mester, préfet de la Somme, Daniel Roguet, président de la Chambre d'agriculture de la Somme, et Françoise Crété, présidente du Comité élevage.
Crédit photo : Philippe Sergeant - Cd80
Mercredi 8 juin 2016, le Président du Conseil départemental, Laurent Somon, a signé la charte « Avenir Elevage 80 » à Domléger-Longvillers dans une exploitation de référence (voir la vidéo en bas de page).

 

Pour faire face à la crise que traverse l'élevage, le Conseil départemental est à l'initiative d'un plan d'action sur 5 ans intitulé « Avenir élevage 80 », avec la Chambre d’agriculture de la Somme et co-financé par le Conseil régional. Il s'adresse aux éleveurs qui souhaitent moderniser leur exploitation en bénéficiant d'un appui technique complet.

« Avenir élevage 80 » se décline sur 3 axes complémentaires :

1) l'identification des élevages professionnels candidats pour s'engager dans une démarche d'accompagnement ;

2) en cas de cessation d'activité, la facilitation des transferts d'ateliers d'élevage déjà aux normes auprès de jeunes agriculteurs

3) l'accompagnement des éleveurs dans l'adaptation technique et technologique de leurs ateliers.

Les principales mesures d'Avenir Elevage 80

- Le plan de performance :

Gratuit, il s'appuie sur le dispositif d'audit-conseil mis en place par la Région Hauts-de-France. Cet outil analyse les forces et faiblesses (techniques, financières et humaines) pour proposer des marges de progrès, comme le calcul du coût de production (70 % des éleveurs l'ignorent), la mise en commun du matériel agricole…

Pour les exploitations situées en nouvelles zones vulnérables, un diagnostic environnemental permet d'apprécier les adaptations éventuelles à réaliser sur l'élevage.

- Le contrat de progrès :

Il accompagne l'éleveur dans l'étude d'un projet d'évolution de son système de production avec l'appui de spécialistes. Cette étude est prise en charge par le Conseil départemental de la Somme.

Des financements complémentaires viennent compléter le dispositif.

Crédit photo - Philippe Sergeant - Cd80

De nombreux partenaires réunis autour d'une charte d'engagements

Les partenaires de ce plan d'actions ont mis en place une charte pour définir les engagements respectifs de chacun : la charte "Avenir Elevage 80". Elle réunit :
- le Conseil départemental de la Somme
- l'Etat
- le Conseil régional des Hauts de France
- les organisations agricoles à vocation générale et de conseil : Chambre d'agriculture de la Somme, FDSEA80, Jeunes agriculteurs de la Somme, Association d'économie rurale de la Somme, coopérative de services Avenir Conseil Elevage, Groupement d'intérêt économique Lait-Viande Nord-Picardie
- les organisations à vocation économique : les coopératives LACT'UNION, SODIAAL Union Nord, COBEVIAL et NORIAP, la Caisse régionale de Crédit agricole Mutuel Brie-Picardie