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Les chantiers d’insertion, un premier pas vers le retour à l’emploi

© C. Bazin - Cd 80
Le Conseil départemental de la Somme a mis en place un ensemble de mesures et dispositifs destiné aux bénéficiaires du RSA. Les objectifs ? Favoriser l’accompagnement social de ceux qui sont le plus éloignés de l’emploi, le développement de leur autonomie pour favoriser la reprise d’une activité, le retour à l’emploi, via le financement de contrats aidés et l’accompagnement socioprofessionnel, et la mobilité.

C’est dans ce cadre que le Département co-finance les contrats à durée déterminée d’insertion, pour les personnes en Ateliers et Chantiers d’insertion (ACI). La collectivité soutient également les ACI en finançant l’encadrement technique. En 2016, 32 ACI ont été aidés.

Deux parcours de réussite
La communauté de communes du territoire Nord Picardie compte deux chantiers d’insertion : un chantier d’entretien d’espaces verts à la citadelle de Doullens et un chantier itinérant pour la rénovation du petit patrimoine. Ce sont de véritables tremplins pour l’insertion socio-professionnelle. Dylan Rohaut, 19 ans, et Laurent Gris, 40 ans, témoignent.
 

Dylan Rohaut

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« J’ai arrêté le lycée en terminal. Sans diplôme, sans emploi, sans argent… je me suis également retrouvé sans logement. Des amis m’ont parlé du chantier d’insertion de la citadelle de Doullens. La mission locale m’a orienté et j’ai passé un entretien. J’ai présenté mon projet. Je veux être électricien du bâtiment. J’ai intégré le chantier en contrat à durée déterminée d’insertion. Cela fait un an et j’ai obtenu mon permis et participé à des immersions en entreprise. J’ai aussi un logement et un véhicule. Si je n’avais pas intégré ce chantier d’insertion, je serais probablement encore chez ma mère. Cela m’a permis d’avancer, de prendre confiance… Je me sens prêt à partir. »

Laurent Gris

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« C’est par le bouche-à-oreille que j’ai entendu parler des chantiers d’insertion de la Communauté de communes. Je suis arrivé en 2016 et j’ai passé mon permis et trouvé un véhicule. J’ai aussi suivi des formations Caces. J’avais déjà tout cela en tête en intégrant le chantier de rénovation du bâtiment. Le but n’était pas de passer le temps, mais de me relancer. J’ai un CAP de tourneur fraiseur et cela faisait deux ans que je ne trouvais pas de travail. L’objectif, aujourd’hui, est de trouver des missions en intérim dans l’industrie, je pense que mes Caces seront un plus. Le chantier m’a fait évoluer et avec de la motivation, c’est possible de retrouver un emploi ! »
 

A lire également dans le magazine Vivre en Somme n°106 (mai-juin 2017).