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Groupe Somme droite et indépendante

Le groupe  Somme droite et indépendante  dénombre 15 élus.

Co-présidentes du groupe : Margaux Delétré et Isabelle de Waziers

Vice-présidente du groupe : Brigitte Lhomme

Membres : Laurent Somon, Carole Bizet, Pascal Bohin, Pierre Boulanger, Stéphane Decayeux, Marc Dewaele, Maryline Ducrocq, Stéphane Haussoulier, Sabrina Holleville-Milhat, Séverine Mordacq, Emmanuel Noiret et Philippe Varlet.

Le contenu des tribunes est sous l'entière responsabilité des président(e)s de groupe.

Tribune de novembre 2017 - magazine Vivre en Somme n°109

Nous attendons du Gouvernement qu'il respecte les collectivités.

La diminution des dotations de l’Etat a conduit beaucoup de collectivités à augmenter leurs impôts transférant ainsi l’impopularité fiscale de l’Etat vers les collectivités, à réduire leurs dépenses de fonctionnement, et leurs dépenses d’investissement.

A cet égard notre département reste exemplaire, car malgré une diminution de DGF de  62M d’euros depuis 4 ans, les impôts n’ont pas augmenté, nos dépenses de fonctionnement ont diminué de 4,5%, le niveau de nos investissements a été maintenu entre 75 et 80 millions d’euros tout en continuant à soutenir l’investissement des communes et des EPCI.

Le gouvernement annonce 13 milliards d’euros d’économie sur l’ensemble du quinquennat. Comment faire des économies, quand le gouvernement nous impose continuellement des dépenses supplémentaires ? Pour le RSA, le gouvernement précédent avait décidé d’une hausse de 10% en 5 ans sans pour autant participer au financement de cette hausse. Le nombre d’allocataires RSA diminue, pour la première fois depuis l’année dernière, pourtant le montant restant à la charge du département augmente. L’Etat qui finançait l'allocation temporaire d'attente versée aux demandeurs d’asile et à certaines personnes sans emploi a décidé de la remplacer par le RSA. Depuis le 1er septembre ce n’est plus l’Etat qui paye, c’est le département.

Comme élus de terrain, nous ressentons le malaise des élus ruraux. Pourtant ce sont des exemples de dévouement, d’abnégation, souvent le premier service public de proximité. L’exonération de la taxe d’habitation les inquiète fortement. Le gouvernement promet de la compenser mais sur quels crédits ? La compensation tiendra t’elle compte de l’évolution des bases? De plus, la diminution très brutale des contrats aidés met en péril de nombreuses collectivités mais également de très nombreuses associations. Le gouvernement souhaite développer la formation pour favoriser l’accès à l’emploi, pourquoi pas ? Cependant la région est en train de finaliser avec les départements une convention pour permettre l’accès à un large éventail de formations pour, entre autres, des personnes qui en était jusque là exclues comme les bénéficiaires des contrats aidés ou du RSA. Cette convention n’est pas finalisée ni encore adoptée, pourquoi une telle précipitation sans alternative ? Quel intérêt d’accueillir de nouveaux habitants, si tant est qu’on leur permette de construire leur logement, pour lesquels il faudra de plus en plus de services avec de moins en moins d’argent.

Nous devons absolument faire entendre nos inquiétudes mais également être force de proposition pour défendre les intérêts des habitants de la Somme.

Tribune d'août-septembre 2017

Vous avez dit « pacte de confiance » !

Bâtir un "pacte de confiance" entre les pouvoirs locaux et l’État, sur la base d’une organisation souple et intelligente, tel est l’objectif fixé de la  Conférence Nationale des Territoires réunie 17 juillet 2017 dernier, en présence du Président de la République et du Premier ministre.

Si comme la grande majorité des Français, nous souhaitons que notre Pays allège sa dette (et il en va de notre souveraineté ! ), l'aménagement du territoire ne peut se réfléchir à partir d'une simple ligne comptable, depuis un bureau parisien. Le principe de libre administration des collectivités territoriales doit continuer à s'exercer.
La grande annonce d'Emmanuel Macron pour les territoires ruraux sera la création d'une Agence nationale de la cohésion des territoires avec un grand plan d'investissement de 50 milliards d'euros qui devrait intégrer le déploiement du très haut débit mais semble plus tourné vers les métropoles. Les orientations budgétaires et l'effort de 13 milliards d'euros d'économies demandé aux collectivités et non plus de 10, font planer des doutes sur l'avenir de certaines politiques publiques, comme les contrats de ruralité.
Alors qu’Emmanuel Macron a promis qu’il ne toucherait pas aux crédits alloués aux collectivités locales en 2018, il a bien omis de dévoiler sa décision d’annuler 300 M€ de dotations pour l’année en cours, dont 46,5 M€ pour la politique de la ville.
La douche est glaciale pour des élus locaux  qui ont déjà vu leur dotation amputée de 9,5 milliards d'euros les trois dernières années du quinquennat Hollande. Les collectivités ont déjà largement payé ! L'État stratège ne doit pas rester un slogan et il serait temps, aujourd’hui, d’endosser l’habit de la réalité.

À l’heure du faux mystère sur l’organisation des jeux olympiques dans notre pays, quels « grands travaux » feront donc les frais du coup de frein brutal des financements de l’État ? « Stand-by » pour le Canal Seine-Nord Europe ? Abandon du barreau Creil Roissy ? Ou bien encore nouvelle voie de garage pour l’électrification de la ligne Amiens-Boulogne ?

L’annonce d’une "pause" par l’État sur sa participation provoque une grande inquiétude parmi les acteurs économiques, la population et les élus locaux pour qui ce projet est porteur de développement, de création d'emplois et de réduction du trafic routier de marchandises. La Somme qui a toujours été un partenaire actif pour que ce grand projet voit le jour, s'est engagée à hauteur de 70 millions d'euros. Si la position unilatérale du Gouvernement venait à être confirmée, il s'agirait d'un revirement sur des engagements pris au plus haut niveau de l’État et d’un mauvais coup porté au département de la Somme. Les élus départementaux ne manqueraient pas alors de réagir énergiquement, d’autant que les fonds de l’Union européenne, qui a accepté de prendre en charge 40 % du budget, ne sont alloués que jusqu’en 2020.

Aujourd’hui, dans nos territoires ruraux déjà bien fragilisés, les élus sont priés d’attendre des « assises de la mobilité » organisées à l’automne pour une énième revue des projets, prémices d’une « grande loi d’orientation sur les mobilités », qui serait présentée au Parlement pour être débattue au premier semestre 2018 !

Tribune de juillet 2017 - magazine Vivre en Somme n°107

Le nouveau gouvernement doit être attentif aux difficultés des Départements !

Face aux tergiversations de la précédente majorité sur les Départements qui ont finalement accouché d'une souris, l'ensemble des Départements ont dû affronter de nombreuses incertitudes et surtout de lourdes restrictions de leurs marges de manoeuvre financières. Notre Département n'a pas été épargné et il a fallu à notre nouvelle majorité sortie des urnes en 2015 faire des choix cruciaux pour préserver la solidarité territoriale et de la solidarité sociale qui sont les deux piliers essentiels de notre action.

Notre majorité a donc fait le choix d’une action départementale plus moderne, plus efficace et plus économe notamment en nous recentrant sur nos missions et en devenant plus proche de nos territoires et de celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Aujourd’hui, ces efforts portent leurs fruits et nous entrons désormais dans un cercle budgétaire vertueux comme l'atteste notre premier Compte Administratif qui a été adopté lors de la session des 26, 27 et 28 juin dernier.

Les résultats de nos efforts pour remettre de l'ordre dans les finances départementales, sont là. Mais nous devons poursuivre et nous attendons du nouveau gouvernement qu'il prenne en compte les difficultés de notre territoire au lieu de nous enfoncer la tête sous l'eau.

Le Département est la collectivité par excellence de la solidarité et de la proximité. Après avoir subi le comportement brutal du gouvernement socialiste, les Départements, comme toutes les collectivités, ont besoin de stabilité, de lisibilité et d’une vision d'avenir de notre organisation territoriale.

Comme l’indique Dominique Bussereau, président de l’ADF, si les Départements vont un peu mieux en 2017 qu’ils n’allaient en 2015, ça ne va pas bien pour autant. Pour combler nos manques de ressources, certains Départements comme le nôtre ont réduit leurs dépenses de fonctionnement, mais tous ne l'ont pas fait et certains se retrouvent aujourd'hui dans des situations inextricables.

Une nouvelle majorité nationale est sortie des urnes à la suite des élections présidentielles et législatives de ce printemps 2017. Il est impératif de traiter de manière urgente le financement des prestations sociales. En effet, les allocations individuelles de solidarité (AIS), qui comprennent l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) destinée aux personnes retraitées, la prestation de compensation du handicap (PCH) et le revenu de solidarité active (RSA) ne sont compensées par l'Etat que de manière insuffisante laissant aux contribuables locaux la majeure partie de leur financement.

À l’aube de ce nouveau quinquennat, la refondation du Pacte Républicain entre l’État et les Collectivités devra s’engager dès cet été et ce dans un esprit partenarial pour garantir la pérennité des missions de nos départements.
C’est bien alors que nous pourrons lutter contre les inégalités territoriales, les déserts médicaux ou encore la fracture numérique !

Tribune de mai 2017 - magazine Vivre en Somme n°106

ET VIVE LA LIBERTÉ...

Le Conseil départemental, en lien avec ses partenaires, mène une politique de solidarité pour accompagner les personnes en perte d’autonomie et développe à leur attention une politique de soutien à la vie à domicile.

Le Département est en charge de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) qui permet de financer une partie des dépenses liées au maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible.

8 256 samariens bénéficient de l’APA qui se traduit, pour le maintien à domicile, par la possibilité de disposer d’un nombre d’heures de travail auprès d’une auxiliaire de vie sociale. Cette allocation est calculée selon le degré de perte d’autonomie, les besoins et les ressources de la personne.

Deux solutions sont offertes pour l’emploi de cette auxiliaire de vie sociale :
• Dans le mode mandataire, la personne âgée est l’employeur de l’auxiliaire de vie et choisit elle-même la personne qui l’accompagne. Les structures de proximité sont évidemment présentes pour vérifier les formalités et les déclarations. Ce statut lui permet de recourir plus facilement à la personne de son choix et de ne pas avoir de surcoût sur le tarif horaire d’intervention.
• Dans le mode prestataire, les Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD), par exemple, emploient l’auxiliaire de vie qui n’est donc pas choisi par la personne âgée. L’organisme est employeur de l’intervenant à domicile et assure l’intégralité de cette fonction.

UN RÉÉQUILIBRAGE PROGRESSIF NÉCESSAIRE

Pour des raisons politiques, la précédente majorité départementale, sans en mesurer l’impact financier, avait poussé à un déséquilibre total de la répartition mandataire / prestataire, pour aboutir à plus de 80 % en mode prestataire.

Au niveau national, la répartition mandataire / prestataire est globalement équitable, sans que cela ne pose de problèmes particuliers. Si la grande majorité des Départements recourt au mode mandataire dans des proportions bien supérieures à celles qui prévalent aujourd’hui dans la Somme, le Conseil départemental ne fait que se rapprocher de leurs pratiques et uniquement pour les personnes les moins dépendantes.

Notre majorité départementale a donc choisi de procéder à un rééquilibrage progressif entre les deux modes. Elle continuera à faire en sorte que la liberté, la dignité et le choix des personnes âgées soient défendus, respectés, et pris en compte au moment de la décision.

Répondre au mieux aux attentes des personnes âgées et de leurs proches, favoriser un véritable changement de regard sur la vieillesse : l’entrée en vigueur de la loi relative à l'Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) est une très bonne chose. Mais pourra-on véritablement changer les règles du jeu, sans se donner les moyens pour y parvenir, sans se pencher par exemple sur le réel statut des auxiliaires de vie qui restent les grandes oubliées de la réforme ?

À l’instar du général de Gaulle, pour nous, le seul combat qui vaille est bien celui de l’Homme.

Tribune de mars 2017 - magazine Vivre en Somme n°105

LE DÉPARTEMENT TIENT SON BUDGET

La majorité départementale mène une stratégie budgétaire réaliste avec des objectifs financiers clairement définis, une nouvelle dynamique et un budget cohérent et sincère qui répond aux besoins du quotidien des Samariens. La majorité départementale tient ses promesses, sans augmenter les impôts, comme elle s'y était engagée dès 2015.
Dans un contexte de désengagement de l'État toujours plus prégnant, 2017, année charnière de cette mandature, verra l'ensemble de nos engagements « Refondation 2016 - 2021», intégralement enclenché. C’est un travail considérable qui a été réalisé par notre majorité avec l’ensemble des services départementaux. Une année de travail intensif, de réflexion, de concertation, de reconstruction. Reconstruction des relations, reconstruction de la confiance, reconstruction des capacités financières de la collectivité départementale.
Cette situation financière dégradée, annoncée, ne nous a pas empêché de travailler. Notre travail de recherche d’économies porte ses fruits. Notre approche a permis de gagner en efficacité, en écoute, en rapidité. Au travers de ce budget 2017, dix actions méritent particulièrement d’être mises en valeur :
• Le programme départemental d’insertion 2017-2021, nouveau cadre cohérent, avec de véritables priorités,
• Le plan Habitat du Département 2017-2022 axé sur la production de logements sociaux en milieu rural, la lutte contre la précarité énergétique, le maintien des personnes âgées dans leur logement, …
• Les crédits de gros entretien des collèges qui passent de 1,97 M€ à 3,08 M €, permettant d’améliorer l’état des locaux et éviter de gros programmes de rénovation. La
mise en oeuvre du plan collège numérique 3.0,
• Le premier schéma départemental des enseignements avec des domaines aussi variés que la musique, la danse, le théâtre, les arts du cirque et ceux de la marionnette,
• La rénovation du bâtiment de la Bibliothèque départementale.
• L’ouverture de nouvelles places dans les établissements pour les adultes handicapés,
• La mise en oeuvre de la nouvelle politique territoriale 2017 – 2020 : 32 millions d’euros sur 4 ans pour accompagner les communes et les communautés de communes qui engagent des travaux d’amélioration du cadre de vie soutenant ainsi l’investissement local et donc l’emploi.
• Le soutien à la rénovation des casernes de pompiers avec 5 millions d’euros pour le financement de ce plan pluriannuel,
• Le 1er plan départemental des itinéraires, sites et randonnées 2017- 2021 : développer les infrastructures comme la vélo-route Vallée de Somme et les circuits de randonnée, favoriser les loisirs et le sport de nature pour tous,
• Après Amiens et Abbeville, le Conseil départemental va créer une Maison des Adolescents dans l’est du département,
La Somme, Terre d’ambition, mérite son développement. Elle le vaut par sa diversité, elle le vaut par la richesse de son terroir, elle le vaut par le talent de ses habitants, elle le vaut par la densité et l’implication, l’engagement quotidien et opiniâtre de ses élus locaux.
Le Département n’est-il pas la collectivité de la solidarité sociale mais aussi territoriale, la collectivité du quotidien, à laquelle tout un chacun reste attaché. Portons le haut, à bout de bras s‘il le faut, refusons la fatalité, emparons nous de son destin ! Cela nous appartient, et cela n’appartient qu’à nous.

Tribune de janvier 2017 - magazine Vivre en Somme n°104

2017, UNE ANNÉE À L'OFFENSIVE

Comment améliorer ou même maintenir un certain niveau de service public quand la politique gouvernementale tend à réduire notre capacité à agir, à aider, à améliorer le quotidien de chacun ? Sous le prétexte d’un soit disant redressement des comptes publics qui n’est que le résultat d’un choc fiscal de plus de 70 M€ d’impôts, l’État a décidé cette année encore de diminuer les dotations de fonctionnement de notre département (17 M€ en 2017).

En réduisant encore cette année nos ressources, l’État met le Département de la Somme dans une situation financière intenable : qui va verser le RSA ou l’APA, qui va aider les personnes en situation de handicap, qui va entretenir et investir dans les collèges, entretenir les routes, favoriser l’accès au sport et à la culture, développer le haut débit si nous ne le faisons pas ?

Selon l’audit indépendant réalisé en début de mandature, le Département risquait la tutelle puisqu’il aurait été en déséquilibre budgétaire, dès mars 2017. Fruit de l’exécution des différentes mesures de « Refondation » de notre Département, l’objectif est atteint et se trouve réalisé avec une baisse de notre volume d’emprunt de 6 M€, sans augmenter l’impôt.

Notre travail de recherche d’économies porte ses fruits et notre approche permet de gagner en efficacité, en écoute et en rapidité. Les élus de la majorité départementale continuent leur travail de refonte des politiques du Conseil départemental.

Oui, nous l’avons dit plusieurs fois, notre mandature est complexe. Face aux difficultés, le sens des responsabilités nous a conduit à ne pas choisir le chemin le plus facile. Oui, le budget 2016 a été un exercice difficile. Oui, celui de 2017 le sera aussi. Les élus de la majorité départementale continuent leur travail de refonte des politiques départementales.

Nous pouvons être collectivement fiers du travail que nous avons impulsé. Nous ne croyons pas que notre collectivité ait connu une telle revue systématique de toutes ses politiques publiques, depuis le temps où la plupart d’entre elles furent mises en place.

Aux difficultés, le sens des responsabilités nous a conduit à ne pas choisir le chemin le plus facile. Nous avions ainsi pris 7 engagements fondamentaux pour notre mandature : ne pas augmenter les impôts départementaux, améliorer la qualité de nos routes départementales, favoriser le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, favoriser le retour à l’emploi des allocataires RSA, poursuivre la modernisation des collèges et accompagner chaque commune et chaque EPCI dans ses projets pour le cadre de vie des habitants.

7 engagements pris devant les habitants de la Somme pour nos territoires : 7 engagements tenus !

Tribune de novembre 2016 - magazine Vivre en Somme n°103

Un département dans l'action

En charge des solidarités et de la proximité, le Département reste la collectivité de proximité dont l’action est visible de tous. En témoigne le lien de proximité existant entre les élus départementaux et les populations. De l’enfance au grand âge, il accompagne l’individu tout au long de sa vie. Sa mission sociale (enfance, handicap, insertion, grand âge) constitue le socle de son action.

La baisse brutale et importante des dotations étrangle les collectivités et n’en déplaise à madame la Secrétaire d’État Pascale Boistard avec ses propos largement relayés dans la presse, les compensations financières de l’État, pour un grand nombre de ces prestations sociales nationales, n'ont cessé de diminuer. Le reste à charge anticipé de l'APA 1 sur la période 2012-2016 s'élève à pas moins de 146,7 M€ ! (39 347 204 € pour la seule année 2016).

Les aides pour les personnes âgées (APA), personnes handicapées (PCH) et pour l’insertion (RSA) sont en hausse constante. Mener avec courage ces politiques suppose de le faire avec une maîtrise et une rigueur budgétaire avérées. Pour garder une santé financière saine, notre majorité a défini des priorités politiques pour maitriser les dépenses et recentrer l’action départementale sur ses missions essentielles.

Se concentrer sur les compétences obligatoires, sans abandonner nos autres interventions : Nos élus sont déterminés dans leur double volonté de garantir un niveau de services sociaux de qualité et de garantir un autofinancement suffisant pour préserver notre capacité d’investissement, faire fonctionner l’économie du Département et maintenir les emplois, sans recourir à l’impôt, solution de facilité que l’opposition revendique.

Dans le soutien aux territoires, autre engagement fort de notre majorité, les 5 M€ de l'année transitoire 2016 sont aujourd'hui quasiment tous engagés : 262 projets présentés par les intercommunalités ou les communes pour un montant de travaux d'environ 29,3 M€ réalisés en grande partie par des entreprises de notre département.

Sur chacun de ces sujets fondamentaux, en dépit de nos difficultés budgétaires mais grâce aux efforts réalisés sur les dépenses de fonctionnement, les investissements du Département restent massifs, voire plus élevés que dans la période précédente.

Protection du littoral, Plan Somme II, aménagement numérique du territoire, entretien et modernisation de nos infrastructures routières, entretien et rénovation de nos collèges, sport de pleine nature et Handisport, soutien aux structures culturelles … Moins de communication et plus de résultats ! La majorité départementale travaille. Sur tous les grands enjeux de la Somme, le Département reste présent et réaffirme son engagement d’améliorer au quotidien la vie des habitants de notre beau département.

Tribune de septembre 2016 - magazine Vivre en Somme n°102

L'échec programmé de l'expérience socialiste !

La rentrée politique s’annonce mouvementée ! Nous vivons actuellement une crise politique sans précédent et nos repères sont bousculés.

- Côté européen : la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne ouvre une dangereuse boîte de Pandore. À l'heure où l'Europe fait face à de multiples épreuves, souvenons-nous de cet adage réutilisé pendant la seconde guerre mondiale "United we stand, divided we fall" : L'union fait la force, la désunion l'échec ! Le jeu des populistes montre bien ses limites. Toujours contre tout, ils ne proposent rien. La baudruche se dégonfle vite, sitôt le verdict des urnes tombé. En témoigne l’empressement de succession à David Cameron. Dix jours après le référendum, les deux principaux artisans de la campagne en faveur du Brexit, leur objectif atteint, annoncent brutalement leur retrait, à l'aube d'âpres négociations avec Bruxelles.

- En France, nous sommes frappés par les attentats terroristes. La menace est lourde, au vu des méthodes de Daesh. Les Français attendent des réponses concrètes face à cette barbarie. La France a plus que jamais besoin d’un État fort. Le Gouvernement de Manuel Valls ne prend pas la mesure des enjeux de sécurité pour les Français. Le Ministre de l’Intérieur ne peut pas annuler toutes les manifestations. Quand on renonce, les terroristes gagnent. Soyons fiers de notre art de vivre !

L’accumulation des mauvais choix politiques nous plonge dans un climat délétère. Le tourisme est touché de plein fouet, l’économie s’en ressent. Les professionnels doivent gérer une baisse de la fréquentation, des désistements… La consommation s'érode, et les investissements sont ralentis. Notre agriculture qui traverse déjà une crise économique et sociale subit de plein fouet les aléas climatiques des derniers mois avec des moissons désastreuses. Notre économie est en panne, pour le 2ème trimestre 2016, la croissance est nulle. Les grèves et désordres contre la loi Travail n’ont satisfait personne ! La conjoncture, les décisions du Gouvernement ont un impact négatif sur l’économie et sur l’emploi. Dans la Somme, les chiffres parlent d’euxmêmes avec un taux de chômage de près de 12 %. À Amiens, à Abbeville, le taux de chômage frôle les 20 %.

Les collectivités territoriales sont asphyxiées par un État qui se dérobe. Le Département est en charge des solidarités humaines et territoriales. Les trois allocations individuelles de solidarité pèsent lourdement sur le budget. Le « reste à charge » entièrement financé par le Conseil départemental au détriment de ses autres politiques est ainsi passé de 18,3 M€ en 2012 à 47,5 M€ en 2015 pour le RSA, alors que, faut il le rappeler, ces allocations sociales sont totalement fixées au niveau national. Nous avons fait le choix politique de ne pas augmenter les taux d’imposition alors que depuis 2012 les Français, et notamment les classes moyennes, subissent les hausses d’impôt imposées par le Gouvernement. Et ce n’est pas fini ! À ce poids supporté par le Département s’ajoutent la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement, la hausse de la péréquation et, à la veille des échéances électorales, les augmentations et promesses tous azimuts : comme il est facile d’être généreux avec l’argent des autres quand les décisions du Gouvernement ne sont pas financées ! L’État aurait-il décidé de nous faire rentrer dans une souricière ?

Pour en terminer, chers collègues, conseillers départementaux de l’opposition, vous qui soutenez toutes les politiques du gouvernement, avez-vous bien conscience que chaque jour les décisions de vos amis prises à Paris, vont dans le sens inverse des intérêts de tous les habitants ?

Tribune de juillet 2016 - magazine Vivre en Somme n°101

Comme si le monde n'avait pas bougé !

Même si cela constitue une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des bénéficiaires, une nouvelle fois, alors que les Départements négocient avec le Gouvernement sur le financement du RSA, le Premier ministre a annoncé une augmentation de 2% de cette prestation. Peu importe si cette décision n’est pas financée. Les contribuables et les Départements devront payer !

Comme il est facile d’être généreux, à crédit, avec l’argent des collectivités. Il s'agira en septembre prochain de la 4e revalorisation exceptionnelle du RSA, géré à ce jour par les Départements, après celles de 2% également survenues en 2013, 2014 et 2015. Une nouvelle charge pour les Départements qui s’ajoute à celles qu’engendre la récente décision, prise également sans concertation, d’augmenter les salaires de la fonction publique et aux dépenses que va entrainer la loi sur le Vieillissement. Pour mieux comprendre, au titre de l’exercice 2015, le total des dépenses RMI/RSA s’est élevé à 106,14 M€. Les recettes n’ont atteint que 58,62 M€, et donc un reste à charge pour notre Département de 47,52 M€.

Au niveau national, alors que le FMI a relevé ses prévisions de croissance pour la France de 1,1% à près de 1,5% en 2016, il appelle Paris à aller plus loin que la loi El Khomri pour réformer le marché du travail, tout en rappelant que cette dernière n'est pas encore approuvée : « L'économie française est en train de se redresser, mais d'importants efforts sont toujours nécessaires pour renforcer la création d'emplois et mettre les finances publiques sur une voie plus soutenable ». À l'approche des élections présidentielles, le gouvernement est pris d'une sorte de frénésie de législation. Le projet de loi sur la réforme du travail de Mme Myriam El Khomri, même si il y a des éléments, reste « très insuffisant ». Rien sur le compte pénibilité, rien sur les seuils sociaux, rien véritablement sur les 35 heures, rien sur la simplification réelle du Code du travail… Et le texte ne concerne pas vraiment les entreprises pourtant en premières lignes pour la création d'emplois !

L’absence de consultation, une improvisation extraordinaire, avec des méthodes irresponsables et dangereuses qui provoquent un tollé du côté des organisations syndicales : grèves dans les transports, pénuries d’essence, blocages des raffineries... avec leurs effets paralysants pour l'économie et des Français rendus au rang de spectateurs et de victimes. À chaque nouveau rassemblement contre la loi El Khomri, son lot d’affrontements et de débordements : voitures brûlées, abribus saccagés, vitrines éventrées, et plus grave, de nombreux blessés.

Le chef de l’État soutient envers et contre tout le Premier ministre et son gouvernement. Manuel Valls, qui espère bien reprendre sa place de réformiste en chef, n'a de cesse de rappeler à l'ordre tous ceux qui envisageraient un amendement de la loi Travail. La déconnexion est totale ! À l’heure où nous devrions mettre en place un choc de croissance qui ne pourra faire l’économie d’une réforme beaucoup plus poussée : des professions réglementées, des délais de paiement, mais aussi du droit du travail avec pour but le renforcement de la croissance potentielle et sans doute d’une remise à plat de l’architecture de nos prélèvements obligatoires, la France semble arrêtée, incapable de se réformer. Nous sommes au pied du mur !

Tribune de mai 2016 - magazine Vivre en Somme n°100

Promesse tenue !

Le budget 2016 du Département s’inscrit dans un contexte de réforme territoriale, qui modifie les compétences des départements : la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe). La suppression de la clause de compétence générale nous oblige à renoncer à certaines politiques. Certaines compétences se voient ainsi transférées, d'autres poursuivies, d'autres partagées. En un mot, nous n'avons plus compétence sur tout !

Notre budget 2016 s'adapte aussi aux circonstances et aux décisions nationales qui nous obligent entre autres à la prudence et à des ajustements budgétaires. Nous sommes ainsi contraints par la rigidité des dépenses de solidarités humaines. En effet, le budget qui y est consacré est justifié par l'augmentation constante des charges des Allocations Individuelles de Solidarité (AIS). Si le Département reste responsable des compétences de solidarité, il ne peut s'appuyer sur des recettes volatiles. La dynamique soutenue des charges conjuguée en parallèle à la baisse des dotations contraignent notre Département à rapidement mettre en oeuvre des mesures drastiques de préservation des équilibres, sans qu'il puisse se permettre d'attendre une solution nationale à ce problème national, tant le déséquilibre s'installe rapidement.

Nos choix s'inscrivent dans un contexte singulier : une nouvelle vision et une nouvelle méthode qui résultent du choix des électeurs en mars 2015, mais aussi des contraintes qui pèsent de plus en plus lourdement sur les choix. L'équation budgétaire posée n'est pas simple pour notre collectivité. Nous réaffirmons donc le Département dans son coeur d’action, dans ses compétences premières, dans l’exercice des solidarités humaines et territoriales.

Promesse tenue, nous n’augmentons pas le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, seul impôt direct local dont peut bénéficier le Département. La stratégie budgétaire voulue par la majorité départementale s’est basée sur plusieurs principes essentiels : l’absence de hausse de la fiscalité directe locale, la maîtrise des dépenses de fonctionnement pour permettre de continuer à investir, le maintien d’un niveau élevé d’investissement au service de l’emploi et du territoire et la préservation des équilibres budgétaires du Département.

Le lien particulier que nous avons avec nos territoires et avec leurs habitants nous invite à la sincérité et au pragmatisme. Nous avons tout regardé, ligne par ligne, pour que chaque euro dépensé soit efficace pour les Samariens. La réduction des dépenses de la section de fonctionnement a été rendue nécessaire pour redresser notre épargne brute, cette épargne qui nous permet de rembourser les emprunts et de continuer à investir de façon soutenue et durable sur nos routes, nos collèges, nos bâtiments, auprès de nos territoires, ... avec une nécessaire priorisation réaliste dans les investissements que nous portons. Le contexte que nous traversons nous y oblige.

Enfin, à l’heure où certains sont tentés d’asphyxier les Départements en transférant de nouvelles compétences tout en réduisant leur capacité financière, à l’heure de la mise en place de la réforme territoriale, gardons le cap ! Le Département représente bien cet échelon opérationnel de proximité, indispensable pour l’avenir de nos territoires et le bien vivre de tous ses habitants.

Tribune de mars 2016 - magazine Vivre en Somme n°99

De nouveaux défis pour le Département

Les impacts de la loi NOTRe sont nombreux et profonds pour l’ensemble des Départements. Face à cette logique de recentralisation précipitée, nous répondons qu’il est essentiel de préserver en France un niveau d’action publique intermédiaire susceptible de coordonner dans les territoires les solidarités humaines et territoriales. Plus que jamais, nous avons le rôle de montrer l’efficacité et la nécessité du Département.

Même si les actions de solidarités territoriales et sociales demeurent le coeur de notre politique départementale, le Département ne doit pas être le seul guichet des aides sociales. Face aux décisions du gouvernement qui nous étranglent, nous avons choisi d’être organisés et solides financièrement afin de garantir aux Samariens un service public de qualité et de proximité. Continuer d’investir, défendre la conception d’un Département chef de file de projet sur nos territoires, tel est le choix des élus de la majorité au travers de sept grands engagements forts :

Ne pas augmenter l’impôt départemental : Cet engagement sur l’impôt sur le foncier bâti, l’un des plus élevés de France, concerne tous les propriétaires.
Améliorer la qualité des routes départementales : S’ajoute à cela la conduite de projets importants comme l’accès au Centre hospitalier régional, le développement économique à travers la desserte du pôle aéro-industriel d’Albert et la sécurisation des carrefours dangereux.
Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes : le Département va harmoniser les critères d’aide. Un nouveau partenariat sera créé avec les services de maintien à domicile qui rencontrent souvent des difficultés financières. Il va renforcer la proximité des services départementaux avec la mise en place de 3 nouveaux centres « autonomie ».
Encourager le retour à l’emploi des allocataires du R.S.A. : L’emploi sera encouragé à travers un accompagnement renforcé des allocataires du RSA. Nous favoriserons l’insertion par l’emploi à travers nos marchés de travaux. Un lien étroit sera établi avec les formations proposées par le Conseil régional. En contrepartie, les allocataires du RSA auront aussi des devoirs à respecter.
Poursuivre la modernisation des collèges : Le Département poursuit ce qui a été engagé pour donner aux 28 000 collégiens de la Somme un cadre de réussite. Il veut maintenir le programme de rénovation des collèges, terminer en 2020 le plan collège numérique, valoriser l’approvisionnement local des cantines et étudier la mise à jour de la carte scolaire.
Accompagner chaque commune et chaque intercommunalité dans leurs projets pour le cadre de vie des habitants : L’objectif du Département est d’accompagner les communes et communautés de communes qui réalisent des travaux améliorant le cadre de vie des habitants ; d’encourager la réalisation de travaux qui donnent du travail aux entreprises locales et de permettre la mise en oeuvre de petits projets locaux ayant besoin de l’aide financière du Département.
Participer au rayonnement du sport et de la culture : Dans le cadre d’un budget contraint et sans obligations légales dans ce domaine, le Département fait le choix de continuer à soutenir le sport et la culture dans la Somme.

Ces engagements sont le symbole de la volonté des élus de la majorité de voir évoluer et se moderniser le Département afin qu’il remplisse son rôle pleinement : celui de garant de la proximité.

Tribune de janvier 2016 - magazine Vivre en Somme n°98

Porter toujours plus haut nos valeurs

La fin de l’année 2015 fut marquée par les attentats perpétrés à Paris par une horde de barbares. Le peuple français a su montrer au monde sa force, son courage et sa détermination à porter toujours plus haut et toujours plus fort les valeurs de notre République : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité sans oublier la Laïcité.

Les 6 et 13 décembre, nos concitoyens ont procédé à l’élection de leurs nouveaux conseillers régionaux dans le cadre de la grande région Nord - Pas-de-Calais - Picardie. Cette élection, vos élus du Département l’ont suivi avec une grande attention. Le Conseil Régional noue avec le Département des liens forts. Avec l’entrée en vigueur de la loi NOTRe en ce mois de Janvier, ils s’en verront davantage renforcés ; les compétences de la Région venant compléter celles du Département.

En matière d’emploi par exemple, permettre aux bénéficiaires du RSA en capacité de travailler de retrouver un emploi est un enjeu de grande importance pour les Départements. La Région a la compétence du développement économique et de la formation professionnelle, ce sera ainsi au Conseil Régional de proposer une véritable activité aux bénéficiaires du RSA avec l’obligation d’accepter une offre raisonnable d’emploi ou de formation.

Les élus de la majorité mettent tout en oeuvre pour assurer le développement de nos territoires. En préservant le taux d’investissement du Département, nous nous attelons à encourager l’emploi d’autant plus nécessaire qu’au regard du contexte économique national les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter (42 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en octobre 2015 ce qui constituent la plus forte hausse depuis 2013).

Cependant, malgré nos bonnes volontés, il est de plus en plus difficile pour les Département d’assumer pleinement le rôle de garant de la proximité dans les territoires. En effet, à l’inexorable augmentation des dépenses, s’ajoutent les diminutions drastiques des recettes de l’Etat (Dotation Générale de Fonctionnement). Le gouvernement n’a de cesse d’accabler les Départements.
Pour preuve : le projet de loi de finances initiale 2016 dispose des modalités de compensations financières issues du transfert de la compétence «transport» entre le Département et la Région. Celui-ci prévoit de réduire la part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) revenant aux Départements de 48,5% à 23,5%. Cette recette représente un montant de 54 millions d’euros au budget 2015 de notre collectivité. Cette mesure ampute les Départements d’une recette dynamique. L’Etat poursuit l’asphyxie de notre collectivité.

Pourtant, face au ras-le-bol fiscal et dans un pays où le taux de prélèvement obligatoire est l’un des plus élevés nous refusons d’augmenter le foncier bâti, seul impôt direct local.

Cette nouvelle année sera donc pour nous l’occasion de poursuivre nos efforts au Conseil Départemental de la Somme afin d’offrir à ses habitants le service de qualité et de proximité qui nous tient tant à coeur.

Les élus du groupe Somme Droite et Indépendante vous présentent pour cette nouvelle année 2016 leurs meilleurs voeux.

Tribune de novembre 2015 - magazine Vivre en Somme n°97

Remettre de l'ordre dans le budget au service des habitants

Le 1er octobre dernier a été voté le Budget Supplémentaire, occasion pour la nouvelle majorité de commencer à remettre de l’ordre dans les finances départementales. Corriger un budget primitif biaisé de 12 millions d’euros et marquer notre souci de redresser le Département, tels ont été les enjeux que nous avons portés. En cohérence avec notre promesse de ne pas augmenter les impôts, nous avons diminué de 3 millions le recours à l’emprunt grâce aux économies faites cet été. Et des efforts, il faudra en fournir ! L’audit financier commandé par le Président Laurent Somon montre que l’état des finances de notre Département est inquiétant, comme dans les 2/3 des départements français.

Malgré l’affirmation de l’ancienne majorité d’avoir eu « une gestion saine et rigoureuse », le Département est bien confronté à certains des choix qu’elle a faits, favorisant la hausse de certaines dépenses :
> dépenses liées au revenu de solidarité active mais pas pour la création d’emplois.
> dépenses de personnel, avec une masse salariale qui a augmenté de près de 20% ces cinq dernières années sans qu’aucune compétence nouvelle n’ait été attribuée au département.
> dépenses pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, mais liées aussi aux conséquences du projet de loi sur le vieillissement qui ne prévoit pas une compensation intégrale des coûts supplémentaires engendrés.
Enfin, faute d’une politique efficace du Gouvernement pour l’emploi, le RSA constitue la dépense qui augmente le plus, rendant son financement de plus en plus difficile et bientôt impossible. Nous préparons un nouveau plan d’insertion et de retour à l’emploi.

En parallèle, l’État entérine aujourd’hui une troisième réduction drastique de la dotation globale de fonctionnement attribuée aux collectivités avec une nouvelle réduction de 3,67 milliards. Avec les recettes qui diminuent, le Département est pris dans un véritable effet ciseaux. Il se trouve face au défi de faire plus avec moins. Nous avons d’ores et déjà commencé à prendre des mesures importantes qui permettront d’effectuer des économies :
> Le projet des Maisons de la Vallée, ces maisons éclusières rénovées pour un coût exorbitant, a vu dès cette année, diminuer de 1 million d’euros les crédits prévus pour la seconde tranche des travaux.
> Les frais de personnel ont été réduits de 500.000 € grâce notamment à la réduction des indemnités des élus, à la réduction de 50% du nombre d’emplois pourvus tant au cabinet que dans les groupes de la majorité, mais également par le non renouvellement d’un certain nombre de contrats arrivés à échéance lorsqu’ils n’étaient pas indispensables.
> Nous avons également diminué les dépenses de communication de 110.000 €. Cette économie s’est traduite par la parution, non plus mensuelle, mais bimestrielle de notre magazine Vivre en Somme.

Malgré tout, nous avons à coeur de ne pas devenir de simples gestionnaires du Département. Nous souhaitons le faire avancer, en appliquant une politique de bon sens et en optimisant les ressources. Et des choix devront être faits afin d’assurer un taux d’investissement dans les territoires équivalent aux années précédentes, avec prudence et rigueur. Nous sommes déterminés à défendre le rôle du Département qui assure une politique de proximité face à un éloignement permanent des Institutions et des services publics.

Tribune de septembre 2015 - magazine Vivre en Somme n°96

Notre priorité : le retour à l'emploi

Plus que jamais, la France s’affirme comme la terre d’élection du chômage permanent. Notre pays compte près de 3.815 millions de chômeurs ; En intégrant les catégories B et C (activité réduite), le nombre de demandeurs d’emploi connaît un bond pour frôler les 5,718 millions.
Il s’agit d’une nouvelle preuve de la précarisation du marché du travail, les sortants de catégorie A basculant dans les deux suivantes parce qu’ils ont repris un petit boulot, généralement mal payé et à temps partiel. Mais l’effort est là ;

Même si le chômage en catégorie A est en légère baisse, sans surprise, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, B et C est à nouveau en hausse. Il a ainsi augmenté de 0,3% pour le seul mois de juillet. Le chômage des jeunes baisse très peu, malgré la très grande augmentation des contrats aidés. Pour leurs parts, le chômage des seniors et celui de longue durée continuent leur montée inexorable.

Le chômage est un cancer qui détruit non seulement l’économie mais la société et la nation. Il bride la reprise, impulse la spirale infernale de la paupérisation et de l’exclusion. Il désintègre les territoires et la cohésion de la nation. Il fait le lit de l’extrémisme et des populismes.
Toutes les démocraties, depuis les tragiques années 30, savent que le chômage est l’ennemi du développement comme de la liberté. Dès lors, tout doit être tenté pour l’enrayer ; et force est de constater que c’est possible.
Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont réussi à rétablir le plein-emploi avec une réduction des taux de chômage.

La responsabilité du chômage français ne peut être imputée à la mondialisation ou à l’Europe. Son origine est nationale.
Elle est très simple : les autres pays luttent contre le chômage ; la France, elle lutte contre l’emploi. Et ce avec une efficacité particulière remarquable depuis 2012, puisque, dans un contexte de reprise mondiale, François Hollande aura tenu le pari de créer 642 000 chômeurs et de détruire 300 000 emplois.

Ailleurs, ce n’est pas la reprise qui a réduit le chômage ; Ce sont les réformes qui ont déclenché la reprise !

Plutôt que de lutter efficacement contre le chômage, le Gouvernement tente par tous moyens de le faire baisser artificiellement. Ainsi, depuis le mois dernier, le mode de calcul des demandeurs d’emploi a été modifié, évitant ainsi une hausse supplémentaire de 7 000 à 10 000 personnes inscrites en catégorie A.

La France attend tout d’un retour providentiel d’une croissance tirée par l’extérieur. Elle a misé sur un choc fiscal qui a ruiné les entreprises, bloqué l’investissement et fait s’effondrer sa compétitivité.

Les victimes de cette politique sont les 5,7 millions de demandeurs d’emploi de toutes catégories actuellement inscrits à pôle emploi.
Les victimes de cette politique sont les millions de
Français qui ont été radiés ou écartés de Pôle Emploi.
Les victimes de cette politique sont les Français dans leur ensemble, car le travail et l’emploi sont leur première priorité, contrairement au Gouvernement.

A quand de réelles solutions pour redonner aux Français envie, confiance, et courage ?

Notre nouvelle majorité a décidé d’agir contre ce fléau ; Nous avons relancé les travaux dans le bâtiment et les aides aux entreprises. Nous travaillons sur un plan de retour à l’emploi des allocataires du R.S.A.

Tribune de juillet 2015 - magazine Vivre en Somme n°95

Les premières mesures fortes pour un nouveau cap

Quelques semaines après les élections départementales, 15 de vos élus Républicains, divers droite et indépendants, ont tenu à s’unir ensemble autour d’un groupe commun « Somme, droite et indépendante ».
L’union de nos sensibilités, de nos valeurs, et notre ressenti sur des sujets qui touchent votre quotidien, nous ont naturellement conduit à travailler ensemble en restant à votre écoute et à votre service.

Présidé par Emmanuel Maquet (Friville-Escarbotin) et par Brigitte Lhomme (Ailly sur Noye), vice-présidente, ce groupe réunit Laurent Somon (canton Doullens), Carole Bizet et Stéphane Decayeux (Abbeville 1), Sabrina Holleville-Milhat et Stéphane Haussoulier (Abbeville 2), Pascal Bohin (Ailly sur Noye), Margaux Delétré (Amiens Sud Ouest), Maryline Ducrocq (Friville-Escarbotin), Pierre Boulanger (Moreuil), Séverine Mordacq et Philippe Varlet (Péronne), Isabelle de Waziers et Marc Dewaele (Poix de Picardie).

Dès la deuxième session des 27 et 28 avril derniers, Laurent Somon, Président du Conseil départemental, et sa nouvelle majorité ont voulu envoyer des signaux forts, fruit de nos engagements lors des dernières élections :

- le rétablissement des aides à l’emploi dans les petites entreprises, pour les artisans et les commerçants ;

- la relance des travaux confiés aux artisans par les communes rurales ;

- le lancement d’un programme de travaux sur les routes départementales pour davantage de sécurité des usagers ;

Dans le même temps, les premières mesures pour réduire les dépenses ont été prises :

- une économie de près de 50 000€ dès l’année prochaine sur les factures d’électricité des services du département.
- une réduction immédiate de 5% des indemnités versées aux conseillers départementaux, vice présidents et au président.

Parallèlement, un audit financier a été lancé afin de mesurer l’état des finances départementales, voir les mesures à prendre pour ne pas augmenter les impôts en 2016 et dégager des marges de manoeuvre financières pour continuer à investir pour la vie quotidienne et l’avenir des habitants de la Somme.

Nous allons participer à l’analyse objective de chaque action du Département pour voir leur efficacité. Nous avons déjà supprimé certaines dépenses inutiles.

Tous les élus du groupe se sont mis au travail dès le 2 avril sur chaque dossier important pour les habitants de leur canton et plus généralement, pour ceux du département. Sachez que la proximité est au coeur de nos actions.