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Les chasses hydrauliques : une expérimentation réussie !

L'effet de chasse créé sur le chenal, à Saint-Valéry-sur-Somme. Crédit : Philippe Sergeant - Cd 80
La 3ème et dernière phase de l'expérimentation des chasses hydrauliques s'est achevée à l'automne 2014. Cette expérimentation va laisser place courant 2015 à l'intégration des chasses hydrauliques dans la gestion courante des ouvrages de Saint-Valéry-sur-Somme, après autorisation préfectorale. 

Propriétaire et gestionnaire du port de pêche de Saint-Valery-sur-Somme, le Conseil départemental est chargé de son entretien et doit veiller à en assurer l’accessibilité, malgré l’ensablement progressif de la Baie de Somme. Des travaux importants d’aménagements et de modernisation ont été réalisés sur les deux barrages de Saint-Valery-sur-Somme, pour améliorer l’évacuation des crues de la Somme et pour permettre un curage naturel dans le chenal de navigation des ports de Saint-Valery-sur-Somme.

La chasse hydraulique : une action naturelle et économique

Le Conseil départemental a en effet misé sur la technique des chasses hydrauliques qui permet de limiter le dragage mécanisé d’entretien au coût élevé et qui demande de nombreuses autorisations administratives et environnementales.

Comment ça marche ?

1) Le barrage est fermé pour stocker l’eau en amont

2) Lorsque le volume d’eau stocké est suffisant, l’ouverture contrôlée du barrage est réalisée. La puissance de l’écoulement naturel chasse les sédiments.

3) En fin de chasse, l’ouvrage retrouve son mode normal de fonctionnement.

L’efficacité du procédé provient de la répétition des chasses. Une chasse hydraulique ne peut cependant être actionnée que dans certaines conditions liées aux marées, au débit de la Somme et à la météo.
Il est aussi prévu selon certaines conditions de faire rentrer l’eau depuis la Baie dans le canal maritime avant la fermeture du barrage.

Un bilan très satisfaisant

Les équipes en place ont constaté que les chasses hydrauliques sont efficaces et ne créent pas d’impact négatif sur l’environnement. Elles ont confirmé les érosions du chenal en Baie et du chenal principal des ports de pêche et de plaisance de Saint-Valery-sur-Somme. Elles ont constaté qu’il n’y avait pas eu de débordements d’eau sur le canal maritime et d’effets notoires sur l’état des berges. Elles ont vérifié l’impact sur la flore et la faune, notamment le fait que les poissons du Canal maritime ne soient pas entraînés dans la Baie lors des chasses.
A noter que la possibilité d’entrée d’eau par la Baie avant la fermeture du barrage favorise la migration des poissons vers l’amont. Ces suivis ont été faits en étroit partenariat avec l’Association Vigilance Inondation Abbeville, la Fédération de Pêche, les Pêcheurs à la Ligne du Ponthieu, le Sport Nautique Valéricain et la commune d’Abbeville.