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Des jardins à Péronne, les pieds dans l’eau

Clara Leblanc
Moins connus que les hortillonnages, les hardines de Péronne méritent pourtant le détour. Ces jardins ouvriers, à proximité de l’eau, bénéficient d’une terre riche et généreuse.

À Péronne, une trentaine de ces parcelles sont cultivées en contrebas du Boulevard des Anglais, tout près de l’étang de Robécourt. Si ces jardins profitent d’une irrigation exceptionnelle, l’analogie avec les hortillonnages n’est pas totale. En effet, il est impossible de s’y déplacer en barque.

Alimentés en eau grâce à de petits canaux, ces terrains permettent aux jardiniers amateurs d’obtenir de belles récoltes. Légumes et fleurs y prospèrent avec bonheur. La Société d’horticulture et des jardins ouvriers de Péronne gère les hardines.

Autrefois, on y cultivait le navet de Péronne, aussi appelé navet de Montesson. Mais cette variété, en forme de toupie à collet rose, qui donnait une chair blanche très ferme, a aujourd’hui disparu. Les hardiniers lui préfèrent le radis, la pomme de terre, la carotte ou encore l’artichaut. La tradition des hardines est assez répandue en Haute Somme, puisqu’on en trouve aussi à Ham. Le géant local, T’Chout Jaques, est d’ailleurs représenté en hardinier.
 

Pour découvrir les hardines, contacter l’Office de tourisme Haute Somme au 03 22 84 42 38.