Vous êtes ici

Art et histoire au cœur de l’hôtel de ville de Montdidier

L’hôtel de ville et son beffroi ont reçu la signature artistique de deux grands noms : Raymond Couvègnes et Maurice Pico.

Crédits photo : CB


À l’issue de la Première Guerre mondiale, la ville de Montdidier et ses édifices sont presque entièrement détruits, y compris l’hôtel de ville. Il est reconstruit dans un style flamand moderne entre 1927 et 1930, grâce aux briqueteries de la région. Sous les lucarnes de la façade, on aperçoit quatre ornementations réalisées par Raymond Couvègnes, grand prix de Rome en 1932. Ces bas-reliefs représentent les sciences, les arts, l’industrie et le commerce. Sous la première rangée de fenêtres, l’artiste a également sculpté quatre dieux et déesses symboles de la richesse du Santerre. Enfin, au-dessus du porche d’entrée, à mi-hauteur du beffroi qui s’élève à 45m, figurent les armoiries de la ville ainsi que sa devise : « Urbs cultissima » (« la ville la plus cultivée »). L’hôtel de ville se distingue aussi par ses décorations intérieures signées Maurice Pico. Dans la salle du conseil municipal et des mariages, l’artiste a mis à l’honneur les liens entre la ville et l’eau, une allégorie de la famille, ainsi que le roi Didier. Retenu prisonnier par Charlemagne à l’emplacement actuel de la ville, il lui donna son nom. L’œuvre de Picot se poursuit dans le grand escalier. Sur une vaste peinture murale, une femme symbolise la ville renaissante après la Grande Guerre. Elle tient dans sa main droite la charte communale accordée par Philippe Auguste en 1195. À découvrir également, une petite galerie de jacquemarts, surmontés des portraits des maires de Montdidier depuis 1848.

Visite des décorations intérieures et du beffroi sur rendez-vous auprès de l’Office du tourisme au 03 22 78 92 00.