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Le Canal Seine-Nord Europe, voie d'eau et de développement

La carte du Canal Seine-Nord Europe. Crédit : Hermés Communication d'après Voies navigables de France

Bien plus qu'une voie d'eau entre Paris et le nord de l'Europe

Le canal Seine-Nord Europe constitue un maillon central de la liaison fluviale européenne à grand gabarit Seine Escaut. En reliant les bassins de la Seine et de l’Oise aux 20 000 km de réseau fluvial nord européen à grand gabarit, il permet le transport de chargement de fret fluvial pouvant atteindre 4400 tonnes, soit l’équivalent de 180 poids-lourds. Ce report modal de la route vers la voie d’eau générera une diminution importante des émissions de CO2 et décongestionnera les autoroutes de cet axe. Cette nouvelle infrastructure permettra en outre la création de 10 000 à 13 000 emplois directs et indirects par an durant les années de chantier. A l’horizon 2050, le développement de nouvelles activités économiques engendrées par le projet et les plateformes multimodales est estimé à 50 000 emplois.
Son tracé, qui passe à l'est du département (voir ci-contre), représente une réelle opportunité de développement pour le département, justifiant les 70 millions d'euros investis par le Conseil départemental de la Somme.

Des plates-formes multimodales génératrices d'activités

Les territoires limitrophes de l'ouvrage bénéficieront à plein du dynamisme économique généré par cette nouvelle artère, via notamment les 4 plates-formes d'activités multimodales, dont 2 sont prévues dans la Somme, à proximité de Nesle et de Péronne. Ces noeuds d'échanges de marchandises entre voies d'eau, voies routières et ferroviaires, seront créateurs d'activités pour de nombreux secteurs : logistique, distribution, bâtiment ou encore agriculture...
L'impact foncier local, notamment sur les terres agricoles traversées par le canal, a également été intégré dans la réflexion ; un vaste programme d'aménagement foncier concernant 105 communes a déjà débuté.


 

Le canal Seine-nord Europe en chiffre clés

Coût du projet : 4,5 milliards d'euros
Un cofinacement de l’Union européenne de 40% des coûts des travaux.
Une participation financière répartie à part égale entre l’Etat et les collectivités territoriales partenaires du projet.
1 milliard d’euros apportés par la région Hauts-de-France, la région Ile-de-France et les Départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme.
L'ouvrage :
107 km de long
6 écluses
4 plates-formes d'activité
2 quais industriels
2 quais céréaliers
des équipements pour la plaisance