La chasse

chassePays de cocagne selon les chasseurs, la Somme doit sa réputation aux 600 espèces d'oiseaux de passage sur le littoral et les étangs de Haute-Somme, à la variété des modes de chasse, à l'abondance des chevreuils, des sangliers et surtout, du petit gibier.

28000 chasseurs

Tous ces atouts durent grâce aux paysages naturels qui sont préservés et entretenus par les chasseurs, défenseurs actifs de la nature. Ils ont trouvé des méthodes astucieuses pour améliorer l'habitat des gibiers et s'y consacrent toute l'année. On compte 28 000 chasseurs dans le département (-2% de femmes), organisés dans une foule d'associations et de sociétés privées ou communales.

Ces espèces qui se plaisent en Somme

L'estuaire et les marais sont favorables à la pose des oiseaux migrateurs. Des centaines d'espèces nichent ici, les canards colvert deviennent sédentaires. La perdrix, surnommée « la reine de la plaine » revient en force ; le lièvre alterne entre champs et bois, mais sa densité est variable. Il abonde près de Ham, est très rare à Hallencourt, augmente sur le plateau picard. Bois, bosquets et remises accueillent faisans, lapins, chevreuils et sangliers. Truffés de bois entre 10 et 50HA, la Somme compte deux massifs forestiers propices au grand gibier, Crécy-en-Ponthieu et Wailly. La Somme, le seul département français hors montagne a avoir un plan de chasse mouflon dans le Marquenterre.

Un maître mot : la gestion

Etudier, connaître, évaluer, négocier, gérer les espèces et aménager les espaces, compter et recompter ...

Les prélèvements limités

Selon la densité de l'espèce, il est permis ou non de tirer en nombre limité et les prélèvements sont controlés (bracelet à poser et un rapport à faire). Le repeuplement en faisans a été fait au printemps dans 40 000 hectares entre Amiens et l'Oise, le tir des poules faisannes y est interdit depuis quatre ans. Les consignes de tir et de sécurité sont officiellement répétées avant le départ de la chasse, le décompte du gibier contrôlé au retour.

Le « schéma départemental de gestion cynégétique » est agréé par l'Etat jusqu'en 2012.

Sentinelles de la nature et de la santé, les associations de gibier d'eau assurent le suivi sanitaire des oiseaux migrateurs, ici et en Afrique, à la demande du Conseil général. Les chasseurs étudient le comportement des espèces et l'évolution des lieux (nouvelles routes et zones activités, réchauffement climatique ...). Les associations ont signé des conventions d'étude et de partage de la nature avec les randonneurs, les cyclistes, le Conservatoire du littoral ; le Conseil général acquiert des terres qu'il confie aux chasseurs en gestion, aménagement et organisation de battues...

Comment compter le gibier ? Par une battue à blanc, au printemps, sans chien. Les lieutenants de louveterie repèrent les animaux en tirant le renard de nuit ; les techniciens en voiture la nuit, établissent des « indices kilométriques d'abondance » ; on questionne randonneurs et agriculteurs.

Une pratique strictement réglementée

Les modes de chasse :
  • en plaine : chasse « à la botte » au chien d'arrêt (setter, pointer, épagneul) ; battues en carré ; chasse au lièvre à courre devant la meute.
  • sur la côte et au marais : à la botte ; de nuit « à la hutte » avec l'aide de canards « appelants » qui attirent les migrateurs ; « au cercueil », « au hutteau » ...
  • au bois : seul, « à l'approche » à l'arc ou à la carabine ; en battue avec des rabatteurs et des chiens avançant vers une ligne de tireurs postés ; lapin au furet et à « la bourse ».
  • chasse à courre à Crécy-en-Ponthieu.
  • vénerie sous terre avec des foxes pour renards et blaireaux.
  • chasse au faucon.
Les grandes figures

Joseph de Valicourt, fondateur de l'association nationale des chasseurs de gibier d'eau.

Jean-Paul Koumchasky, dresseur de chiens à Saigneville.

Bernard Pointier, président national des lieutenants de louveterie.

L'épagneul picard et le bleu de Picardie.

Lieux mythiques : la baie, la hutte des 400 coups à Noyelles, le bois d'Allonville, ceux des lauréats des prix nationaux Laurent-Perrier/Groupama et du Chasseur Français.

Découvrir un monde complexe, bigarré, authentique

Fêtes locales ; ball-traps ; visites guidées des marais et traversée de la baie ; concours national de chiens d'arrêt autour de Poix et Doullens en mars ; concours de saint-Hubert en octobre, festival du film en mars à Albert puis festival de l'oiseau à Abbeville ; messe de Saint-Hubert avec trompes de chasse à la cathédrale ...

Animation dans les écoles et les collèges ; cours de cuisine ...

Comment devenir chasseur ?

Le droit de chasse appartient au propriétaire du sol.

Le droit de chasser passe par la réussite à l'examen du permis de chasser, puis l'adhésion à l'association ou la location des droits au propriétaire sur un territoire précis.

La fédération dispose d'un territoire dédié à l'apprentissage de la chasse à Camon.

600 candidats au permis en 2007.

On entre dans une association suivant ses statuts, souvent par cooptation, par le bouche à oreille. On peut trouver des annonces dans la presse et sur le site de la fédération.

En savoir plus ...

le site de la fédération des chasseurs de la Somme

site des chasseurs de france (http://www.chasseurdefrance.com)

site de chasse passion (http://www.chassepassion.net)

le site de ONCFS (http://www.oncfs.gouv.fr)

http://www.parlonschasse.com/

site de vénerie (http://www.venerie.org)

site de chasse au grand gibier (http://www.ancgg.org)

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